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Dans toutes les autres parties du canal il y a eu très peu d’épuisements,parce qu’on a fait des petits canaux de dessèchement pour conduire les eauxdes fondations dans l’écluse inférieure, ou bien dans la rivière, dont le niveause trouvait souvent plus bas que la fondation, attendu que le canal est presquepartout établi sur les coteaux.
On a trouvé dans quelques endroits des terrains mouvants. Au-dessous deColalio, une partie du coteau est descendue dans le canal, qu’il a rétréci de plusde moitié. On y a remédié en détournant les eaux par un fossé supérieur auxportions de terrain qui avaient été dérangées, et l’on a reporté plus loin la levéedu canal opposée à cet éboulement.
A Long-Pendu, la gelée faisait réduire en boue la superficie des talus et lesfaisait glisser jusque dans le fond, même avec les perrés. On n’y a remédié qu’enmettant deux rangs de murs séparés par une large banquette servant de chemin.Par ce moyen, les murs ont été peu épais, et ont eu plus de solidité que si l’onn’en avait fait qu’un seul.
A Chagny, les sources détrempaient le terrain, qui poussait les murs de re-vêtement et les faisait rapprocher l’un de l’autre. On y a remédié en faisant desmurs en maçonnerie de mortier, garnis d’arcs par derrière sur lesquels appuientles terres qui, de cette manière, retiennent le mur plutôt que de le pousser.
A la Colombière, près Châlons , lorsqu’on a eu creusé le canal, le terrain voisins’est enfoncé d’un mètre à un mètre et demi perpendiculairement, et le fond ducanal s’est relevé. Il est môme arrivé que le radier d’une écluse s’est relevé par lapoussée des terres contre les murs des bajoyers. On a remédié au premier acci-dent en formant des filtres en fascines pour diriger les eaux à 65 à 90 centimèt.sous terre dans le canal. A l’égard des écluses, on les a faites de forme ovale,pour que les bajoyers formassent une espèce de voûte de champ, appuyée d’uncôté contre le mur de chûte servant de culée, et de l’autre contre de forts massifsqui remplissent le même objet.