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Embouchures du canal dans la Loire et dans la Saône .
On a vu dans le mémoire précédent la manière dont les écluses de garde du canal, à sesdeux embouchures, avaient été fondées, et comment une crue extraordinaire de la Loire ayantemporté les levées du port en amont de cette écluse, elle s’était trouvée presque isolée, sansqu’il y fut arrivé aucun accident. Le port ayant été reconstruit, les levées ont été exhausséeset consolidées de manière à prévenir par la suite un événement semblable. Mais le lit de laLoire étant, comme on sait, sujet à de fréquents changements, le courant tendait à s’éloignerde la rive droite sur laquelle l’écluse est construite . et les abords de cette écluse et du port às’attérir. On a prévu cet altérissement en construisant en avant de la rive opposée une digueen pierre sèche sur une direction curviligne, propre à ramener le courant à l’embouchure ducanal, laquelle est dirigée vers l’aval, et forme un angle fort aigu avec la rive du fleuve. Néan-moins , cette digue ne remplissait pas encore complètement son objet, et le curage qu’on étaitobligé de faire annuellement à l’entrée du canal coûtait trois à quatre mille fr. On s’est décidé,en 1811, à construire, en avant de la digue, un épi qui s’est trouvé un peu haut, et tendait àproduire au pied des levées du port des affouillemenls qu’on a prévenus par des enrochements.Depuis l’établissement de cet épi, le curage annuel ne coûte plus que trois à quatre cents fr.
L’emboucliure dans la Saône est disposée d’une autre manière. La direction du canal formeun angle droit avec le bord de la rivière, et l’écluse de garde, au lieu d’ètrc placée immédiate-ment sur ce bord, en est distante d’environ 200 mètres. On est obligé de draguer assez fré-quemment cet intervalle, pour y entretenir la profondeur nécessaire au passage des bateaux.
Étangs et rigoles.
Les détails qu’on a lus dans les mémoires précédents sur les eaux alimentaires du canal, etsur le tracé des rigoles qui conduisent ces eaux au point de partage, dispensent de s’étendre icisur ce sujet. On remarquera seulement que les dispositions qui avaient été projetées pour quela distribution des eaux des étangs et réservoirs se fit d’une manière toujours égale et cons-tante, et sans exiger aucune manœuvre, n’ont point été mises à exécution. Ces eaux sont dis-tribuées comme à l’ordinaire par le moyen de vannes placées dans un petit aquéduc d’un mètred’ouverture, qui passe sous la levée des étangs. La queue de ces vannes est contenue dans unpuits vertical construit sur l’aquéduc, dans la masse de cette levée. La levée de l’étang desPanneceaux, dont la hauteur est de 5,93 mètres, à 4,85 mètres de largeur au sommet. Sontalus, du côte de l’étang, à sa base égale à sa hauteur, et il est revêtu en perrés. Le talus ducôté opposé à sa base double de sa hauteur ; il n’est point revêtu. Il y a un conroi de 65 centi-mètres d’épaisseur dans l’intérieur de la levée.
voyez pi. \ f, H};, io.