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mille kilogrammes de cuivre, et d’achever sans délai la rigole, dont la dépense devait êtrepayée sur le prix de ces métaux.
Les projets du canal du Crcusot, commencés dans le courant de l’an IX, sous la direction deM. Gaulhey, ne furent entièrement arrêtés qu’en germinal an X. La longueur de la partie déjàexécutée de ce canal était de 5071 mètres; savoir, 1462 mètres du point de partage du canaldu Centre à la partie souterraine, 1266 mètres pour cette partie, et 2345 mètres depuis lesouterrain jusqu’à la prise d’eau de Torey. La longueur de la portion restant à faire, depuiscette prise d’eau jusqu’au bassin du Crcusot, était de 4986 mètres, et on la partageait en troisparties. Dans la première, de 1062 mètres de longueur, il devait ctre construit trois éclusesà sas, ayant respectivement 2,70, 2,76 et 2,44 mètres de chute. Dans la seconde, dont la lon-gueur était de 2273 mètres, on faisait trois écluses à plans inclinés, ayant 8,61, 5,56 et 7,31mètres de chute. Enfin la troisième partie ayant 1631 mètres de longueur, et aboutissant aubassin inférieur de l’établissement du Creusot , devait offrir trois écluses à sas mobiles, dontles chûtes étaient de 8,45, 5,36 et 4,55 mètres. Les écluses à plans inclinés n’avaient pas étéprojetées exactement telles qu’elles se trouvent décrites dans l’ouvrage de Fulton. Les bateaux,pour monter ou descendre les plans, devaient être portés par des charriots attachés à une chaînesans fin, passant sur deux poulies fixées aux extrémités supérieure et inférieure de l’écluse. Lemouvement était imprimé à la poulie supérieure, au moyen d’un engrenage, par une roueverticale placée dans un puits, et supportant une chaîne garnie de seaux, dans lesquels onfaisait tomber de l’eau prise au bief supérieur. Quant aux écluses à sas mobile, on avait adoptéà-peu-près la dernière disposition proposée en l’an VIII, par JIM. Bossut et Solages, c’est-à-dire qu’un flotteur, placé dans un puits pratiqué au bas de la chûte et séparé du bief infé-rieur, dans lequel le niveau de l’eau était plus bas que le fond de ce bief, supportait un sasmobile, susceptible de venir s’appliquer successivement contre les portes des biefs supérieurset inférieurs, d’être mis en communication avec eux, et de donner entrée ou sortie aux ba-teaux. Le flotteur et le sas mobile formant un système qui, dans son ascension ou sa descenteverticale, demeurait constamment en équilibre, cette disposition ne comportait d’autre dépensed’eau que celle nécessaire pour vaincre les frottements et autres résistances analogues, et cellesrésultant des pertes inévitables par la difficulté de faire joindre exactement le sas mobile contrel’entrée des biefs. M. Forey, ingénieur en chef des ponts et chaussées, ajouta, en rédigeantles projets de cette machine, plusieurs perfectionnements au projet de MM. Bossut et Solages,et, entre autres une disposition simple et ingénieuse pour éviter que les portes du sas mobilene s’ouvrissent en dedans, ce qui aurait obligé à lui donner une longueur beaucoup plus grandeque celle du bateau qu’il devait contenir, et pour faire en sorte cependant que l’eau contenuedans ce sas, pressant les portes contre leurs feuillures, ne se perdit point par leurs joints. Lecanal du Creusot était projeté sur 2,6 mètres de largeur au fond, avec un mètre de tirant d’eau.Les bateaux devaient peser avec leur charge 8000 kilogrammes.
Les travaux de ce canal ne furent pas exécutés avec une très grande activité. Au commence-ment de l’an XIV, le sas mobile placé à la suite du bassin du Creusot et l’un des plans inclinésse trouvant néanmoins à-peu-près terminés, on chercha par quelques expériences à juger avecconnaissance de cause du parti que l’on pourrait tirer de l’une et de l’autre de ces deux ma-