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LIVRE PREMIER.
DESCRIPTION
DES PRINCIPAUX PONTS EN PIERRE,
BATIS PAR LES ANCIENS ET LES MODERNES.
Aussitôt que la population s’est étendue dans un pays, les hommes ont cher-ché à communiquer entre eux, malgré les obstacles que présentaient les grandesrivières. Il est vraisemblable qu’ils les ont traversées longtemps avec des radeauxou des bateaux. Mais des arbres couchés sur un ruisseau ayant offert des facilitéspour le franchir, ont pu faire naître l’idée d’appliquer ce moyen à traverser leslleuvcs, en enfonçant, dans leur lit, des pieux placés à diverses intervalles, ouen bâtissant des piliers destinés à soutenir, de distance en distance, les arbresqui devaient établir la communication.
Le peu de durée d une construction de cette espèce engagea sans doute à tâcherd’employer des matériaux plus susceptibles que le bois de résister aux causes dedestruction auxquelles ils se trouvaient exposés. Cependant on voit, par les an-ciens monuments que l’Égypte et la Grèce offrent encore en grand nombre, qu’ils’écoula un temps assez long avant que l’on parvînt à construire des voûtes.Ainsi, les intervalles entre les points d’appui, sur lesquels on faisait reposer lepont, ont d’abord été peu considérables, et les planchers presque toujours faitsen bois, ou composés, à la manière des Égyptiens , de longues pierres soutenuespar des piliers placés à des distances convenables. Le pont élevé par Sémiramis ,à Babylone , était, suivant quelques historiens, construit de cette manière.