à empêcher les arbalétriers de se fendre, mais ils ont continué a pénétrer dan»les moiscs.
Cette correction augmente d’ailleurs un défaut particulier aux cintres dont ils’agit ici : en facilitant le jeu des assemblages, elle les rend encore plus suscep-tibles de changer de forme, et on ne voit pas même comment on parviendraità les en empêcher entièrement. On pourrait seulement assembler à embreuve-ment les abouts des deux arbalétriers dans l’arbalétrier supérieur, et faire porterimmédiatement ces deux arbalétriers l’un contre l’autre ; les tnoises continue-raient à les embrasser, et le tout étant consolidé avec des boulons, offrirait un
peu plus de solidité et de fixité.
Les iig. (i et 7 représentent les cintres employés au pont d’Orléans . Ils n’avaientpoint assez de force tels qu’ils avaient été projetés d’abord, et c’est dans le eoui-sde la construction qu’on a ajouté l’arbalétrier A, ainsi que quelques coulrelichesEL allant d’une ferme à l’autre, et qu'on a fortilié en 11, C, les extrémités desarbalétriers inférieurs. L’écarrissage des arbalétriers est de 58 à 41 centimètres,celui des contreliehes de 24, et celui des aiguilles de 41 à 45 centimètres. Cescintres ont assez bien réussi, et ils offraient une résistance suffisante quoiqu’ilsne fussent pas très chargés de bois. Ils sont composés d’un moins grand nombre«le pièces, et ont moins d’articulations que ceux de la lig. 8, ce «pii les nmdmoins susceptibles de changer déformé, et il a suffi de placer sur leur sommetun poids de 97 mille kilogrammes.
La lig. 10 représente le cintre employé au pont de Nemours , sur le Loing.Comme dans un arc aussi surbaissé toute la voûte porte également sur le cintre,1 enlèvement des conclus devient très difficile. Le décinlrement s’est fait en rui-nant peu a peu les extrémités des arbalétriers du second et du troisième rang , à1 endroit où ils s’assemblent dans les jambes de force. Le cintre, qui n’était plussoutenu que par le rang supérieur, s’est un peu abaissé; et on a facilement ôté lesconclus. 11 est d’ailleurs composé sur les mêmes principes «pie celui de la lig. 8.
On voit que les cintres employés à la construction des ponts de Neuilly et deMantes offrent peu de solidité, malgré la grande quantité de bois qu’ils con-somment, et qu’il doit résulter beaucoup de difficulté pour l’exécution des voûtesdu peu de résistance qu’ils présentent aux changements de forme. Chaque coursd arbalétriers peut être considéré dans ces cintres comme l’assemblage de plu-sieurs leviers réunis a leurs extrémités par des charnières, et chargés de diffé-rents poids. On sait «pie l’équilibre d’un pareil système dépend de certainesconditions qui sont les mêmes que dans le Polygone funiculaire, de sorte que,** 2