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la République française pénétrèrent dans le pays. Après unevaleureuse résistance des Bernois à Neuenegg . à Fraubrunnen et au Grauholz, la flère cité, qui depuis 500 ans n’avaitvu dans ses murs d’autres ennemis que ceux qui s’y trou-vaient comme prisonniers de guerre, dut ouvrir ses porteset son trésor aux Français victorieux et perdit, avec sonindépendance, la suzeraineté sur ses pays sujets. Il est vraique, par le traité de Vienne (1815), l’ancienne constitutionaristocratique, légèrement adoucie, fut remise en vigueur,mais, en 1831 déjà, le peuple se donna une constitutionorganisant la démocratie représentative et par laquelle lesprivilèges de la ville furent abolis. Cependant, celle-ci restachef-lieu du canton, et, alternativement avec Zurich et Lu cerne , devint Vorort de la Confédération jusqu’en 1848.
Depuis la constitution fédérale de 1848, adoptée parle peuple et la majorité des cantons après la guerre duSonderbund (1847), Berne est Ville fédérale, c’est-à-dire lesiège des autorités administratives et législatives de la Con fédération : le Conseil fédéral , autorité exécutive, et l’As-semblée fédérale, composée des deux Conseils législatifs :Conseil national dont les membres sont nommés par le peupleà raison de un par 20.000 habitants et Conseil des Etats,auquel chaque canton envoie siéger deux députés quel quesoit le nombre de ses habitants. Grâce à sa situation dechef-lieu d’un Etat neutre au centre de l’Europe , Berne aété désignée, à plusieurs reprises, comme siège d’offices etde bureaux internationaux. C’est ainsi qu’elle possède, depuis1875, le Bureau international des télégraphes, depuis 1878,le Bureau de l’Union postale universelle , depuis 1883 resp.1885, les Bureaux internationaux pour la propriété indus-trielle, littéraire et artistique, et depuis 1894, l’office cen-tral des transports par chemins de fer.