DE L’HORLOGERIE. H7
et même à Élisabeth d’Angleterre. Pour s’en convaincre, il suffit d’examiner lesrouages qui se faisaient en plein seizième siècle, au commencement du règne de Fran-çois I er . Nous avons sous les yeux des montres de cette époque dont les roues ne sontpas plus grandes que celles de nos plus petites pièces modernes; et nous pouvons affir-mer que ces dernières ne sont pas de beaucoup mieux divisées ni plus exactes que lespremières. Il ne peut donc venir à la pensée de personne que ces roues aient pu êtredivisées à la main, sans le secours d’un outil approprié à ce travail ; ou bien il faudraitcroire que les ouvriers du seizième siècle étaient des prodiges d’habileté, des artistescomme il n’y en a pas eu depuis, comme il n’en existe pas aujourd’hui; car quel estl’horloger, de quelque pays qu’il soit, qui pourrait, de nos jours, diviser et fendre à lamain un rouage de petite montre ? Assurément personne n’entreprendrait de faire unpareil travail, ou l’exécution en serait tout à fait défectueuse. De là nous concluons qu’ily avait, au seizième siècle, des outils à diviser les roues. Quelle forme avaient ces ou-tils? quel était leur système? On ne le sait pas quant à présent; mais il se pourraitqu’un jour on retrouvât ces sortes d’outils, et peut-être alors verrait-on qu’ils ne diffé-raient pas essentiellement de ceux qui furent inventés au dix-septième siècle. Ce neserait pas la première fois que pareille chose arriverait ; bien des inventions modernesont été purement et simplement empruntées aux règnes des Valois : il faut rendre àCésar ce qui appartient à César.
ARTICLE VIL
DES ÉCHAPPEMENTS A VERGE ET A ANCRE .
'est au docteur Hook, de Londres , quenous sommes redevables de l’échappementà ancre; précédemment, aussi bien pourles Horloges que pour les montres, on nese servait que de l’échappement à verge.Avant de donner la description del’échappement du docteur Hook, nousdirons quelques mots de l’échappementverge, que l’on emploie encore de nos jours dans les montres communes.
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