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deviennent plus petites, ce qui fait avancer la montre, qui même, par ce défaut, s’arrêtetout à fait.
Les principes que nous venons d’exposer sur l’échappement à roue de rencontre ontété établis par les savants horlogers du dernier siècle, notamment par Sully, J. Le Roi,Romilly, Berthoud ; ce dernier avait une prédilection toute particulière pour cet échap-pement, et il employa beaucoup de temps pour le perfectionner. Nous ne partageonspas la prédilection de Berthoud, et nous préférons la plupart des échappements à reposqui étaient en usage à l’époque de ce savant horloger. Cependant l’échappement à rouede rencontre, qui paraît tomber en désuétude, serait appelé à rendre encore d’impor-tants services à l’art, s’il était construit d’après les modifications que lui a fait subir undes meilleurs horlogers de notre époque, M. Duchemin. Nous avons eu occasion d’en-tendre cet excellent praticien, dont l’intelligence artistique était bien supérieure à lanôtre, et qui avait sur nous l’avantage d’une longue et laborieuse pratique; nous l’avonsentendu, disons-nous, exposer les nouveaux principes qu’il avait établis pour formercet échappement, et nous sommes resté convaincu que ces principes étaient infinimentpréférables à ceux de ses devanciers.
M. Duchemin donnait aux palettes de la verge une ouverture de 110 à 115 degrés:il donnait à chaque rayon des palettes la longueur de la moitié de l’intervalle d’unepointe de dent à l’autre pointe; la face des dents de la roue avait, par rapport à sonaxe ou pignon, une inclinaison de 30 à 35 degrés ; la levée totale était de 40 degrés.
Nous avons eu en notre possession une des montres à roue de rencontre deM. Duchemin ; nous l’avons plusieurs fois démontée, nous avons suivi attentivementsa marche, et nous pouvons affirmer que cette pièce donnait l’heure avec autantd’exactitude qu’une bonne montre à cylindre, à ancre ou à Duplex.
ARTICLE VIII.
de l’échappement du docteur hook , ou de l’échappement a ancre.
ans cet échappement, sur l’axe du mouvement du pendule,sont deux branches ou bras qui embrassent une partie durochet : l’un se terminant par une courbe dont la convexitéest tournée extérieurement, et l’autre, aussi par une courbe dontla concavité est tournée intérieurement. Quand le rochet chasse le pre-mier, le second, situé de l’autre côté de l’axe, est contraint de s’engager dans lesdents qui lui sont correspondantes, d’où, étant bientôt chassé, il oblige à son tour