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Histoire de l'horlogerie depuis son origine jusqu'à nos jours : précédée de recherches sur la mesure du temps dans l'antiquité et suvie de la biographie des horlogers les plus célèbres de l'Europe / par Pierre Dubois ... Illustrations archéologiques exécutées sous la diréction de Ferdinand Seré
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DE L’HORLOGERIE.

l’autre bras de se représenter à l’action du rochet, etc. C’est ainsi que sont restituéesles pertes de mouvement du pendule.

On sait que c’est le poids moteur qui entretient les vibrations du pendule; maiscomment l’entretient-il ? C’est une demande qu’on se fait rarement. L’expérience a con-duit les horlogers à donner à l’échappement la construction nécessaire pour cet effet ;cependant il y en a très-peu à qui tout l’art de cette construction soit connu, et qui nefussent embarrassés pour résoudre ce problème : trouver la raison de la durée desvibrations. Nous croyons qu’il sera résolu par la démonstration suivante :

La figure 3 (planche VIII) représente une roue de rochet et une ancre avec son pen-dule, ce régulateur étant en repos. Il est alors vertical et l’ancre horizontale, c’est-à-direqu’une droite AA qui joindrait les deux extrémités des faces de l’échappement, seraithorizontale à la verticale OP. D’un côté, une dent de la roue s’appuie sur le point Bde l’une des courbes, dont une partie AB est engagée dans la dent; de l’autre, unemême partie AB s’avance entre deux dents, et est éloignée de l’une et de l’autre a peuprès de la même quantité.

Le poids moteur étant remonté, il s’en faut de beaucoup qu’il ait par lui-même laforce de mettre le pendule en mouvement; pour l’y mettre, il faut l’écarter de la ligneverticale et le laisser tomber; alors, par sa propre pesanteur, et étant accéléré dans sachute par la dent H, qui, par supposition, le pousse jusqu’en A, il remonte du côtéopposé; puis, la dent N rencontrant en ce moment l’ancre en F, elle est contrainte dereculer un peu par le mouvement acquis du pendule; celui-ci, retombant de nouveaupar l’effet de la pesanteur, est encore accéléré dans sa chute par la dent qui avait reculé,et remonte ainsi du côté d’où il était premièrement descendu. Alors la nouvelle dentqu’il y rencontre, après avoir reculé, comme l’autre, le poursuit et le hâte dans sachute, comme ci-devant.

Si le pendule se mouvait dans le vide, on sait qu’alors, abstraction faite des frotte-ments , il remonterait toujours à la même hauteur. Si l’on met maintenant à part l’actiondes deux dents opposées, il est clair que ses vibrations devront demeurer constammentles mêmes, et ne finiraient pas. Ajoutons présentement à la force de la pesanteur celledes deux dents opposées du rochet; cette dernière force agissant également de part etd’autre sur le pendule, et se détruisant de même, les vibrations demeureront encoreles mêmes, sans jamais diminuer ni cesser, rien n’empêchant le pendule, dans notresupposition, de remonter à la hauteur d’où il est descendu. Mais il est évident que, dansl’atmosphère qui nous environne, il en doit être empêché par la résistance de l’air ;dans ce cas, les vibrations iront donc en diminuant et cesseront enfin.

Quelle est donc la cause des vibrations constantes dans nos Horloges ? Elle se ren-contre précisément dans la construction de l’échappement, qui est telle que, le penduleétant en repos, une partie AB de l’une des faces est engagée dans la dent H qui latouche, non au point A, mais au point B; et une partie égale A B de l’autre courbe quis’avance entre les deux dents N Q dans un éloignement réglé de manière que le pendule