DE L’HORLOGERIE.
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qui ont retenu son nom, au moyen desquelles on peut rendre l’échappement aussi par-fait qu’il puisse être, etc., etc.
Les montres anglaises à répétition avaient, à l’époque dont nous parlons, quatreenveloppes ou boîtes; savoir : la calotte, le timbre, la boîte vidée et celle qui enveloppele tout. Il arrivait de là que, malgré leur grosseur apparente, le mouvement de cesmontres était si petit, et leur moteur si faible, que les moindres variations dans laténacité de l’huile y produisaient des erreurs considérables.
Au moyen des répétitions sans timbre, Julien Le Roy supprima trois boîtes sur quatre,en sorte que le mouvement d’une répétition de cet habile horloger est à celui d’unerépétition anglaise dans le rapport de soixante-quatre à vingt-sept.
Il est aussi l’auteur des répétitions dites à bâtes levées, qui ont l’avantage d’être d’uneexécution plus facile en ce que les pièces de la quadrature sont mieux distribuées, etqu’elles ont une place plus grande pour fonctionner et produire leurs effets.
On sait qu’il est assez commun de voir des répétitions qui, ayant marché un certaintemps, ou par l’effet du froid, sonnent lentement ou même ne sonnent pas du tout.L’huile du rouage de la sonnerie étant alors congelée, le ressort n’est plus assez fortpour faire tourner les roues et lever le marteau. Cet inconvénient est prévenu, dans lesmontres de Julien Le Roy , par un petit échappement substitué aux dernières roues, etqui évite la plupart des inconvénients attachés au pignon du volant.
Non content de travailler assidûment pour perfectionner ses ouvrages, Julien Le Roy avait le soin de recueillir tout ce qui paraissait d’utile ou de curieux en Angleterre ouailleurs. C’est ainsi qu’ayant entendu parler avantageusement des inventions deGraham, il fit venir de Londres , en 1728, la première montre à cylindre qu’on aitvue à Paris ; il en étudia le mécanisme, qu’il trouva excellent; et, après l’avoir éprouvée,il la céda à M. Maupertuis.
Graham, de son côté, ne dissimulait pas tout le cas qu’il faisait de son émule. Unjour que milord Hamilton lui montrait, devant plusieurs personnes, une des montresà répétition, à grand mouvement, de Julien Le Roy , Graham, après avoir examiné cettemontre, dit : « Je voudrais être moins âgé afin de pouvoir faire des répétitions sur cemodèle. » Cette justice que rendait au grand artiste français le plus célèbre horloger del’Angleterre lui a été rendue par tous ceux des autres parties de l’Europe . Il arriva delà que tous se saisirent de ses inventions; on grava le nom de Julien Le Roy sur lesmontres de Genève, au lieu d’y graver, comme autrefois, ceux de Barlow, de Tompion,de Graham, etc. Enfin, les montres de l’Angleterre furent généralement abandonnées,et dès lors la préférence fut acquise aux montres françaises.
Une partie des perfections que nous venons d’exposer passa bientôt dans les pendules;il serait inutile de les rappeler en détail. Nous dirons seulement, au sujet des tiragesou pendules à répétition, que, pour rendre les pièces de leur quadrature plus grandeset plus solides, il les transposa de dessous le cadran sur la petite platine, afin qu’elles
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