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HISTOIRE
ne fassent plus gênées par les faux piliers, l’arbre du remontoir et son rochet, ainsique par les roues des heures et des minutes.
A l’égard de ses pendules à secondes, voici le témoignage que M. de Maupertuis arendu de celle qui fut exécutée pour les opérations de la mesure des degrés du méridienterrestre vers le cercle polaire : « Nous avions une pendule de M. Julien Le Roy dontl’exactitude nous a paru merveilleuse, dans toutes les observations que nous avonslaites avec cet instrument. »
Quant aux pendules à équation de toute espèce, on peut lire ce qu’elles lui doiventdans les Mémoires de l’Académie, année 1725. On voit aussi ( Mém. acad., 1741) quel’Horlogerie lui est redevable de la compensation des effets de la chaleur et du froidsur le pendule, au moyen de l’allongement et du raccourcissement inégal des métaux.
Julien Le Roy s’est encore distingué par la construction de ses montres et pendules àtrois parties, par divers échappements qu’il a inventés ou perfectionnés, par ses réveils,dont il a donné la description dans la Règle artificielle du temps, et par ses répétitionssans rouages.
Enfin, ses lumières et ses vues se sont portées jusque sur les Horloges publiques ; caril est l’inventeur de celles qu’on nomme horizontales, qui sont encore en usage aujour-d’hui. De onze pièces dont la cage de ces machines était composée, il n’a retenu que lerectangle inférieur; par ce moyen, l’Horloge , beaucoup plus facile à faire et moinscoûteuse, est encore infiniment plus parfaite.
A tant d’heureuses inventions on pourrait joindre celles dont leur auteur a enrichi lagnomonique, telles que son cadran universel à boussole et à pinnules; son cadranhorizontal universel, propre à tracer des méridiennes au moyen de son axe, percé deplusieurs trous et d’échelles des hauteurs correspondantes gravées sur son plan, etc.On peut, sur ces articles, consulter ses Mémoires, à la suite de la Règle artificielledu temps.
Ces nombreuses découvertes lui méritèrent la haute réputation dont il a joui, sonlogement aux galeries du Louvre, son brevet d’horloger du roi; mais elles firent aussila première réputation de l’Horlogerie française.
Si le rare génie de Julien Le Roy a donné une aussi forte, aussi durable impulsion àson art, ses procédés généreux envers ceux qui le cultivaient n’ont pas moins contri-bué à le perfectionner. Loin d’être de ces hommes mercenaires dont le but uniqueest de s’approprier le fruit des talents et des travaux des autres, cet artiste célèbre étaitle premier à augmenter le prix de leurs ouvrages lorsqu’ils avaient réussi; et très-sou-vent il portait ce prix fort au delà de leur attente. ( Voy. l’Éloge de Julien le Roy , parPierre Le Roy . Le Manuel Chro., par Janvier.)