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DE L’HORLOGERIE,pour produire d’aussi grandes erreurs. Ce n’a été que vers le milieu du dernier sièclequ’on a découvert la principale cause de ces grandes variations du balancier à spiral, eton l’a trouvée dans le spiral même, dont la force élastique change assez considérable-ment par les diverses températures pour produire, elle seule, la plus grande partiedes écarts qui ont été reconnus.
Le mémoire de Bernouilli, qui remporta le prix de l’Académie en 1747, nous faitconnaître que ce célèbre géomètre doutait encore alors du changement de l’élasticitédes ressorts par les diverses températures; la physique n’avait, en effet, aucun moyende s’en assurer. Cette expérience était trop délicate pour être faite avec des instrumentsordinaires ; il a donc fallu recourir à un instrument plus subtil, une Horloge à balan-cier à spiral. A l’aide d’un pareil instrument, on peut mesurer la plus insensible varia-tion de l’élasticité dans le ressort-spiral, parce que cet effet est multiplié et répété autantde fois que le balancier fait de vibrations : s’il en fait cinq par seconde, comme dansles montres d’Arnold, de Mudge, etc., il y en a dix-huit mille dans une heure, ouquatre cent trente-deux mille en vingt-quatre heures.
Les premiers principes qui ont été publiés sur les effets du chaud et du froid sur lesmontres, et les détails concernant les moyens de correction de ces effets, se trouventdans Y Essai de Berthoud, tom. II, chap. xxx et xxxi. C’est une théorie curieuse et quiétait tout à fait inconnue avant Berthoud.
Cette espèce de compensation par les frottements, quoique suffisante dans les mon-tres ordinaires, ne peut pas être employée dans celles où l’on exige une justesse con-stante; car, les frottements des pivots venant à varier par les divers états de l’huile, lacompensation n’a plus lieu de la même manière. Pour obvier à ces difficultés, F. Ber-thoud construisit des montres avec une compensation à peu près semblable à celle desHorloges astronomiques. (Voy. Y Essai, n° 2,121.)
Par cette méthode, il faut restituer au ressort-spiral la force qu’il perd par l’actionde la chaleur, soit par son allongement, soit par la diminution de l’élasticité; il faut,de plus, corriger le retard causé par l’augmentation de diamètre dans le balancier. Lecontraire arrive par le froid.
Pour opérer cette compensation, on fait tourner autour du spiral un bras de levierPortant deux chevilles qui pincent la lame du ressort par son tour extérieur, et fixentsa longueur. Le mouvement du levier est produit par l’action de la chaleur ou du froidsur un châssis composé de verges d’acier ou de cuivre, ou par une lame composée deces deux métaux, fixés ensemble. (Voy. le Traité des Horloges marines, pl. XXI,%• 1,2 et 3.)
La seconde espèce de compensation est produite par le balancier lui-même, qui portedes parties rendues mobiles par l’action du chaud et du froid; ces parties mobiles serapprochent du centre du balancier par la chaleur, et s’en écartent par le froid. Parcette méthode, le balancier produit non-seulement la correction pour le changement