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arrivé à son diamètre, mais encore pour celui qui dépend de la diminution de l’élasti-cité du spiral par la chaleur.
La troisième méthode de compensation est produite en partie par des masses mobilesdu balancier, et ce qui manque à la correction est achevé par un mécanisme qui agituniquement sur le ressort-spiral. F. Berthoud est, nous le croyons du moins, le pre-mier qui ait employé cette espèce de compensation mixte. Lorsque cet artiste proposala première construction de balancier composé, il y avait dix ans que l’on faisait enAngleterre d’excellentes montres avec un balancier compensateur, et que les horlogersde Londres avaient mis à profit cette importante leçon de l’auteur du Traité des Horlogesmarines : « On pourrait aussi parvenir à la compensation en plaçant à la circonférencedu balancier deux masses diamétralement opposées; ces masses seraient fixées surdeux lames composées d’acier et de cuivre rivées l’une sur l’autre; la chaleur, agissantsur ces lames, obligerait les masses à se rapprocher du centre, etc. Mais il ne m’a pasparu qu’aucun de ces moyens portât avec lui la précision si indispensable pour l’objeten question. » ( Traité des Horloges marines , l re partie, n°261.) Ce doute de F. Berthoud ,à l’égard de la méthode de compensation dont il parle, est une anomalie que nous neconcevons pas ; car assurément le système qu’il effleure seulement en passant, méritaitune attention toute particulière de la part du savant auteur de Y Essai sur l’Horlogerie.Nous sommes de l’avis de Janvier, qui, à propos de la réticence de Berthoud , disaitdans un petit livre publié en 1811 : « Ainsi F. Berthoud , dans toute la vigueur d’uneconstitution forte (il avait alors 46 ans), n’a pas même achevé le développement decette méthode avant que de la rejeter ; cependant elle est la seule qui présente l’avantageinestimable de ne pas changer la longueur du spiral, et de conserver son isochronisme.Comment se peut-il que la théorie du spiral et la condamnation de la méthode conser-vatrice de l’isochronisme aient existé à la fois dans la même tête ? Quelque tort quel’amour de notre art ait fait à notre fortune, nous nous détacherons difficilement de cequi peut contribuer à sa gloire, et nous serons toujours péniblement affecté de cetteindécision, ou plutôt, osons le dire, de cette contradiction d’un grand maître. »
A ce que vient de dire Janvier, nous ajouterons que F. Berthoud a été malheureuse-ment plus d’une fois en contradiction avec lui-même; différents passages de ses écritsen font foi. Cet auteur a quelquefois des préférences peu dignes d’un esprit comme lesien ; nous en citerons un exemple qui est à la portée de tous les horlogers. Ce grandartiste, qui, il faut en convenir, avait sensiblement amélioré les montres à échappe-ment à roue de rencontre, préférait cet échappement à tous les autres. L’expérience aprouvé, et prouve encore tous les jours, que les échappements à repos, tels que ceuxà cylindre, duplex, à ancre, etc., sont infiniment meilleurs, car ils font faire aubalancier des montres des vibrations isochrones, ils s’usent difficilement; et les échap-pements à roue de rencontre n’ont aucun de ces avantages, ils s’usent facilement, etleur marche est nécessairement et toujours irrégulière. Nous avons dit précédemmentque nous avions eu entre les mains une montre à roue de rencontre qui marchait aussi