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Histoire de l'horlogerie depuis son origine jusqu'à nos jours : précédée de recherches sur la mesure du temps dans l'antiquité et suvie de la biographie des horlogers les plus célèbres de l'Europe / par Pierre Dubois ... Illustrations archéologiques exécutées sous la diréction de Ferdinand Seré
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DE L’HORLOGERIE. 163

donner ici la description. Nous commencerons par la construction de l’enveloppe exté-rieure, qui renferme tout l’ouvrage.

C’est une boîte octogone de bois, de deux pieds de diamètre et six pouces de pro-fondeur. On l’attache contre le mur par le moyen des gonds fixés sur son côté gauche,sur lesquels la machine peut tourner, s’ouvrir et présenter dans sa face postérieure toutle mécanisme qu’elle renferme. Sur la face antérieure, on voit une platine de cuivredoré qui l’occupe tout entière; elle est couverte d’une glace transparente; les orbitesdes planètes y sont tracées selon le système de Copernic et les lois de Kepler , et cou-pées jusque dans l’intérieur, de sorte que les petites broches qui se meuvent dans cesrainures et traversent la platine portent des demi-globes qui représentent les planètes,et exécutent leurs mouvements sur sa surface. Saturne entraîne avec lui cinq satellites,Jupiter quatre, et la terre son seul satellite, qui est notre lune Ces satellites sont placéssur les mêmes orbites que leur planète. Nous avons aussi ajouté de pareilles orbites auxautres planètes, qui n’ont pas de satellites, pour représenter leur atmosphère et lesrendre plus visibles. Toutes les planètes principales, comme sont, outre celles dontnous venous de parler, Mars, Vénus , Mercure, exécutent leur mouvement continuautour du soleil immobile avec tant de précision, qu’elles suivent non-seulement leurtemps périodique, mais jusqu’aux irrégularités de leurs révolutions. La lune fait chaquemois une révolution autour de la terre. Il n’a pas été possible de représenter de mêmeles révolutions des satellites de Saturne et de Jupiter , tant à cause de la petitesse de lamachine que pour ne pas trop compliquer l’ouvrage : de sorte qu’ils sont tous attachésaux petites orbites dont la planète principale occupe le centre.

Toutes les orbites des planètes sont renfermées dans le cercle de l’écliptique, diviséen douze signes et en 360 degrés. Par cette disposition, il est très-facile d’observer leslieux apparents de ces astres; car, si l’on veut connaître la longitude d’une planète, ilsuffit de tendre un fil de la terre à cette planète; du centre du soleil, qui est immobile,on tend un autre fil parallèle au premier jusqu’aux divisions de l’écliptique, où il montrela longitude de la planète. On peut trouver la même chose par le moyen d’un parallélo-gramme formé avec deux baguettes d’égale longueur, au bout desquelles sont attachésdeux fils égaux, sans ouvrir la glace qui sert de couvercle à la machine. On ne fait queposer dessus le parallélogramme, qu’on ajuste de telle manière que l’un des fils passesur la terre et le centre de la planète, et l’autre sur le soleil, lequel indiquera en mêmetemps, sur le cercle de l’écliptique, la longitude de la planète. Nous parlerons dans lasuite de la manière de connaître la latitude, quand nous aurons fait la description descercles destinés à cet usage.

Dans la partie inférieure de la platine sont deux ouvertures peu distantes l’une del’autre, entre les orbites de Saturne et de Jupiter ; elles ont deux pouces de long, sixlignes de large. Dans l’ouverture supérieure on voit le quantième du mois; dans l’autre,l’année courante. Ils tournent, comme le reste, en vertu du mouvement de la machine,avec leurs cercles respectifs, dont l’un est divisé en 365 parties égales, qui représen-