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Histoire de l'horlogerie depuis son origine jusqu'à nos jours : précédée de recherches sur la mesure du temps dans l'antiquité et suvie de la biographie des horlogers les plus célèbres de l'Europe / par Pierre Dubois ... Illustrations archéologiques exécutées sous la diréction de Ferdinand Seré
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DE L’HORLOGERIE. 217

où toutes ses vibrations sont isochrones, et il me paraît de la dernière conséquenceque cette longueur soit d’une constance et d’une stabilité à toute épreuve. M. Berthoudrapporte un fait qui montre bien l’avantage d’un spiral inébranlable dans le point quitermine sa longueur. « Lorsque je démontai, dit-il, l’horloge n° 8, au retour de la0 campagne de 1769, je trouvai une cause de variation : c’est que les points de con-” tact des leviers de compensation étaient marqués; il y avait autour une poussière» rouge ; pour éviter cet effet, causé par l’action continuelle du froid contre ces leviers,0 il faut mettre au point de contact un peu d’huile, » etc. Ces précautions diminuent lemal, mais n’en anéantissent pas la cause.

11 A moins donc que mes thermomètres ne renferment quelques défauts capitaux,leur effet si simple et si sûr doit absolument leur mériter la préférence. Mais quelsPourraient être ces défauts? Nous savons par l’expérience des thermomètres ordinairesque l’esprit-de-vin n’y souffre pas d’altération , puisqu’au bout de cinquante années cesthermomètres marquent les mêmes degrés qu’au sortir des mains de l’ouvrier; c’est cequi n’est pas encore prouvé pour ceux de différents métaux.

» Les inégalités des parois intérieures des tubes pourraient, dit M. Berthoud, altérerl'équilibre du balancier ; mais, lorsque les faiseurs de thermomètre en exécutent jour-nellement d’un pied de longueur dont la marche est égale, il serait bien malheureuxqu’on ne pût pas en faire d’un pouce pour nos montres. Cette objection, d’ailleurs, n’apas le plus léger fondement, car la plus petite quantité de mercure déplacée dans lesbranches du tube est relative à la grosseur de la boule, et nullement à celle du tube;e t quand ce tube serait intérieurement plus large en quelques endroits qu’en d’autres,d n’en pourrait résulter aucun effet dès que son centre resterait toujours à la distancer equise. »

Après Pierre Le Roy, Ferdinand Berthoud s’occupa avec beaucoup de succès desMachines propres à mesurer le temps en mer; mais il ne fut pas, comme il le dit dansdifférents écrits, l’inventeur des montres marines, puisque, comme nous venons de ledire, Harisson et surtout Pierre Le Roy avaient fait, avant lui, des machines fortexactes pour trouver la longitude en mer. Berthoud, dont le talent n’est révoqué endoute par personne, avait le grave défaut d’être envieux du succès de ses compétiteurs,

il fut souvent d’une injustice extrême pour plusieurs de ses contemporains quiu’étaient pas indignes de ses suffrages; car la postérité les a placés à côté de lui, et ils°nt mérité la reconnaissance et l’admiration des savants, et surtout des horlogers quis’occupent sérieusement de la science chronométrique.

Les cinq premières montres marines de Berthoud n’eurent qu’un médiocre succès ;mais celles qu’il construisit plus tard, et qui furent connues sous les dénominationsd’horloge n° 6 et horloge n° 8, ne laissèrent rien à désirer : le roi Louis XV ordonnaqu’elles fussent éprouvées en mer aux frais de l’État.

Éleurieu dit à ce sujet : « Un goût naturel pour la mécanique avait depuis quelquetemps dirigé mes études vers la partie de cette science qui a trait à l’Horlogerie; je