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HISTOIRE DE L’HORLOGERIE.
le diamètre primitif du pignon qui devra être tenu un peu plus grand qu’il ne faut pourconduire la roue uniformément. »
La théorie des engrenages que nous venons de donner à nos lecteurs est le fruit destravaux de plusieurs savants et horlogers du dix-huitième siècle, et entre autres deCamus, que nous venons de citer, de Lalande, de Berthoud, etc. Nous allons conti-nuer, toujours en nous appuyant sur les hommes compétents de l’époque, h foire con-naître les principes qui s’établi-rent alors dans l’horlogerie etqui valurent à cette science degrands et légitimes succès. Quel-ques-uns de ces principes ontété modifiés ou abandonnés parles mécaniciens ou horlogers dudix-neuvième siècle; nous di-rons plus tard en quoi consistent les modifications quel’on a apportées à certains systèmes, et pourquoi on ena abandonné quelques autres.
A l’époque de F. Berthoud, les horlogers faisaient lesailes des pignons extrêmement minces; c’était pour que lepoint de contact se fît dans la ligne des centres, ce qui est
Fig. 16. *
un moyen sûr d’éviter les arcs-boutements. Les horlo-gers modernes ont modifié la forme des dents des pignons et des roues; on ne les faitplus à grain d’orge , parce que l’on a reconnu que ce système produisait des chutesqui, en augmentant le frottement des pivots, nuisaient h la marche et tendaient à ladestruction des rouages. Les figures 16 et 17 représentent, à notre avis, les meilleu-
res dentures que l’on puisse donner aux roues ei aux pignons. Il serait à désirer quel’on abandonnât, autant qu’il est possible, les pignons peu nombrés avec lesquels onlait difficilement de bons engrenages. On devrait remplacer, même dans les montresordinaires à échappement, à cylindre ou à ancre, les pignons de 6 et de 8 dents pardes pignons de 10.