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Histoire de l'horlogerie depuis son origine jusqu'à nos jours : précédée de recherches sur la mesure du temps dans l'antiquité et suvie de la biographie des horlogers les plus célèbres de l'Europe / par Pierre Dubois ... Illustrations archéologiques exécutées sous la diréction de Ferdinand Seré
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2S4 HISTOIRE

ou de dilatation du spiral, la réaction de son élasticité, agissant alors, fera faire alter-nativement un certain nombre de vibrations avant d’être épuisée, et les arcs diminue-ront continuellement jusqu’à ce qu’ils s’arrêtent.

En comptant exactement le nombre des vibrations du balancier, de dix degrés endix degrés de tension du ressort-spiral, jusqu’à 360, on trouve que le nombre de vibra-tions était sensiblement proportionnel aux degrés de tension que l’on a donnés auressort-spiral; car, pour 60 degrés de tension, le balancier faisait 9 vibrations; pour70 degrés, il en faisait 10; pour 80, 11 ; pour 90, 12; pour 100, 13, etc. Il est remar-quable que dans cette expérience le nombre des vibrations augmente dans une pro-portion un peu moindre à mesure que l’on se rapproche de 360 degrés de tension.

REMARQUES SUR LE FROTTEMENT D’APRÈS LESLIE, COULOMB, ETC. f

Si l’on diminue les diamètres des pivots , leur vitesse est diminuée; mais, les vitessesétant comme les rayons, les frottements sont diminués dans ce rapport.

Quand les pivots sont extrêmement petits, il est difficile de les bien tourner, c’est-à-dire de les faire bien ronds, parce qu’il se trouve de petites veines dans l’acier qui sonttrop dures pour être limées. Or, ces petites veines sont aux gros pivots comme auxpetits; mais elles ne gardent assurément pas la proportion des diamètres : d’où il suitque les petits pivots sont toujours moins ronds que les gros; et, étant moins ronds, ilssont dans le cas d’user davantage les trous, de sorte qu’ayant diminué le frottementpar le diamètre des pivots, il en résulte un autre qui détruit plus le trou que s’il eût étéplus gros : ce qui nous montre qu’il y a des limites dans la diminution des pivots pourréduire les frottements.

Leslie, dans son ouvrage sur la nature et la propagation de la chaleur, recherche,avec son habileté ordinaire, la cause du frottement. « Si deux surfaces, dit-il, frottantl’une contre l’autre, sont raboteuses et inégales, il y a nécessairement une perte deforce qui est occasionnée par la rupture de leurs éminences; mais le frottement sub-siste après que les surfaces sont devenues régulières et aussi unies que possible. Le polile plus parfait ne peut produire d’autres changements que de diminuer la grandeurdes aspérités. La surface d’un corps, étant déterminée par sa structure interne,doitêtre sillonnée, dentelée, etc.

» Le frottement s’explique ordinairement par le principe du plan incliné, d’aprèsl’effort nécessaire pour faire monter un corps grave sur une succession de rugosités ;mais cette explication, quoique fréquemment répétée, est insuffisante. La masse quiest déplacée n’est pas continuellement ascendante ; il faut qu’elle s'élève et s’abaissealternativement ; car chaque éminence de la superficie doit avoir une cavité correspon-dante. Et, puisque la limite du contact est supposée horizontale, les élévations et lesdépressions seront égales; conséquemment, si la force latérale éprouvait une diminu-tion perpétuelle en élevant le poids, elle recevrait dans le moment suivant une aug-