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Histoire de l'horlogerie depuis son origine jusqu'à nos jours : précédée de recherches sur la mesure du temps dans l'antiquité et suvie de la biographie des horlogers les plus célèbres de l'Europe / par Pierre Dubois ... Illustrations archéologiques exécutées sous la diréction de Ferdinand Seré
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DE L’HORLOGERIE. 271

du ressort portent un axe auquel le pendule peut être accroché, et celles de l’extré-mité supérieure font corps avec un chevalet en cuivre épais de 17 millimètres et dontle diamètre a 22 centimètres de longueur. Ce chevalet a été fixé au mur avec uneextrême solidité à l’aide d’un fort crochet en fer, qu’on y avait profondément scellé, etde trois vis situées à 120 degrés de distance qui, prenant leurs points d’appui sur lemur lui-même, maintenaient le chevalet contre la tête du crochet. Nous insistons surces détails pour qu’on ait une entière sécurité relativement à la fixité de la suspen-sion , d’où dépend en grande partie l’exactitude des résultats.

» L’action du ressort de suspension est liée directement au poids de la lentille oscil-lante; aussi, afin d’étudier cette action, nous avons fait usage de quatre lentilles encuivre des poids de 2, 4, 6 et 8 kilogrammes, et de deux ressorts pris dans le mêmemorceau d’acier trempé : comme nous venons de le dire, chaque ressort de suspen-sion se compose de deux lames élastiques. Celles qui constituent le premier ressortont ~ de millimètre d’épaisseur, 5 millimètres de largeur et I millimètre de lon-gueur; ce ressort a été successivement combiné avec les quatre lentilles. Les deuxlames qui forment le second ressort ont même épaisseur et même largeur que lespremières; leur longueur est de 3 millimètres. Ce second ressort a été combiné avecles lentilles de 4, 6 et 8 kilogrammes. Nous avons eu ainsi sept pendules, que l’on afait osciller chacun un grand nombre de fois dans les amplitudes de 1, de 3 et de5 degrés.

» Pour observer la durée des oscillations du pendule dans une amplitude détermi-née, dans l’amplitude de 5 degrés, par exemple, on commençait l’expérience lorsquel’amplitude était de 7 degrés, et on la terminait lorsqu’elle était de 3 degrés; de sorteque le pendule pouvait être considéré comme ayant oscillé dans l’amplitude moyennede S degrés. Nous nous sommes assurés, en scindant la série en plusieurs parties, quela petite erreur que l’on commettait en opérant ainsi, inférieure de beaucoup auxerreurs des observations, était tout à fait négligeable. Les amplitudes extrêmes quel’on a choisies étaient 4 et 2 degrés pour l’amplitude moyenne de 3 degrés, et de1 ^ et { degré pour l’amplitude moyenne de 1 degré.

» La méthode que nous avons suivie pour déterminer exactement la durée du nom-bre d’oscillations que faisait le pendule libre dans une certaine amplitude, consiste àle comparer un grand nombre de fois, au commencement et à la fin de chaque série,avec une horloge dont la marche était déterminée par des observations astronomiques.Un compteur réglé sur le pendule en expérience et placé à côté de lui indiquait à cha-que instant le nombre de ses oscillations. On peut se convaincre, d’après l’accord quiexiste entre les différentes observations, de l’exactitude du résultat définitif. Le nom-bre des oscillations dans chaque expérience ne dépassant guère 2,000, nous avonsehoisi la durée de 2,000 oscillations pour terme de comparaison : de cette manière,les erreurs d’observation ont conservé leur véritable grandeur dans les résultats quenous publions et la comparaison peut en être faite immédiatement.