Fig. 1.
DE L’HORLOGERIE. 279
Les faces ou bords verticaux situés dans le sens de l’épaisseur de l’écorce ducylindre se nomment ses lèvres, et c’est par une impulsion contre elles que se font les
levées.
La roue d’échappement rr, fîg. 1,ne ressemble dans sa construction àaucune des roues ordinaires. L’inter-valle d’une dent à l’autre est uneéchancrure circulaire ; et, vers l’ex-trémité de chaque partie saillante,entre deux échancrures contiguës,s’élève perpendiculairement au plande la roue une petite colonne ou tigequi porte un prisme triangulaire peuépais. C’est ce prisme qui est la pièceactive dans le jeu de l’échappement,tantôt par sa pointe, tantôt par sa faceextérieure. La roue est disposée rela-tivement au cylindre, de manière queces prismes tendent à le traverser parson centre, mais ne puissent passerque par intervalles, autant que certai-nes positions du cylindre le leur per-mettent.
Le repos de la roue a lieu par l’appuide la pointe d’une dent contre la sur-face, tantôt extérieure, tantôt inté-rieure du cylindre (voy. a et c, fîg.5 (1)) ; cet appui produit un frottementassez léger pour que le cylindre puissecontinuer sa vibration sous la pressionqu’il éprouve.
Le repos extérieur de la roue finitquand la pointe de la dent cesse d’êtreainsi en prise, et arrive au bord de lalèvre du cylindre ; cette lèvre fuit alorsdevant elle, sans aller assez vite pourque la face frottante de la dent ne la
P°usse un peu dans le sens où elle va déjà ët ne produise ainsi la levée b , fîg. 5.
(G Quoique, en réalité, le cylindre reste toujours à la même place, en tournant seulement sur son axe,
en
%. 2 .
C/fyJ
S
Fig. 3.