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Histoire de l'horlogerie depuis son origine jusqu'à nos jours : précédée de recherches sur la mesure du temps dans l'antiquité et suvie de la biographie des horlogers les plus célèbres de l'Europe / par Pierre Dubois ... Illustrations archéologiques exécutées sous la diréction de Ferdinand Seré
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HISTOIRE

A l’instant ou cette première levée est terminée, la pointe de la dent se trouve enc, fig. 5 , en prise de repos dans l’intérieur du cylindre, qui con-tinue néanmoins son arc de vibration par l’action du balancier etdu ressort-spiral.

Au retour de cet arc, le repos intérieur cesse à l’instant où lapointe de la dent atteint la seconde lèvre du cylindre qui fuit aussidevant elle : mais l’action plus rapide de la face frottante de ladent produit ici la seconde levée d, fig. 5 ; immédiatement après,la dent suivante se trouve en prise par sa pointe contre l’extérieurdu cylindre e , ce qui donne lieu au repos pendant lequel s’exécutel’arc de vibration, et ainsi de suite.

La seconde entaille, soit coche de renversement du cylindre,est destinée à recevoir la partie saillante de la roue d’échappe-ment qui porte chaque dent pendant l’arc de vibration, et quipermet au cylindre de parcourir trois cent soixante degrés sansque le bord de la petite coche arrête ce mouvement en arc-boutantcontre le fond de la roue servant de base aux tiges qui portent lesdents dans la position représentée fig. 6.

On peut remarquer d’abord que, par la nature des mouvements simultanés des piè-ces frottantes dans cet échappement, les frottements qui s’exercent contre les lèvres ducylindre dans les deux levées ne sont pas semblables; dans la première levée, la lèvrea un mouvement en partie opposé au mouvement progressif de la face frottante de ladent, tandis que, dans la seconde, les deux mobiles fuient ensemble avec des vitessesdifférentes.

On comprend que le frottement sur les arcs de repos agit alternativement sur deuxrayons de résistance qui diffèrent l’un de l’autre de l’épaisseur de l’écorce cylindrique,et que, par conséquent, son influence sur les vibrations du balancier est inégale.

Les variations dans la fluidité de l’huile, toujours nécessaire à cet échappement,contribuent encore à troubler l’isochronisme du régulateur. On remarque cependantque, par certaines compensations que le hasard peut produire mais qu’il n’assurejamais, la marche d’une montre dont l’échappement est à cylindre conserve pendantlongtemps de l’uniformité.

Les faces frottantes, soit les plans inclinés des dents de la roue, font un angle d’en-viron 24 degrés avec la tangente au cercle que décrit leur base. Cette inclinaison paraîtla plus avantageuse à la levée.

et que ce soient les dents de la roue d’échappement qui viennent successivement se présenter à lui par larévolution de cette roue, on a supposé, au contraire, dans la figure 5, la roue en repos et le cylindretransporté successivement vis-à-vis de dents différentes, afin de pouvoir représenter à la fois et sans con-fusion, dans une seule figure, toutes les positions respectives que peuvent prendre, pendant leur action,le cylindre et la dent qui est en contact avec lui.

iW 4.