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Histoire de l'horlogerie depuis son origine jusqu'à nos jours : précédée de recherches sur la mesure du temps dans l'antiquité et suvie de la biographie des horlogers les plus célèbres de l'Europe / par Pierre Dubois ... Illustrations archéologiques exécutées sous la diréction de Ferdinand Seré
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284 HISTOIRE

la levée, et, par la même raison, nécessitera une force motrice moindre que le fuyantdroit, attendu que ce dernier présente au moins une décomposition de force de 1 à 7,tandis quavec cette courbe il ny aura plus que les variations de résistance du ressort-spiral, que nous avons supposées de 1 à 3. En employant le fuyant convexe, on auradonc sur la décomposition de force une amélioration de 4 septièmes sur le fuyant droit,ce qui est déjà considérable; de même, la différence de vitesse de la dent et du cylin-dre, au commencement de la levée, est également moindre; par conséquent, le petitchoc et la destruction de lappareil résultant de cette différence de vitesse sont égale-ment réduits.

» Il est évident quune courbe qui ferait entièrement disparaître ce dernier défaut,et qui remédierait aux diverses résistances quoppose le ressort-spiral, serait encorepréférable à cette dernière.

» Nous allons tracer et décrire une courbe qui satislèra à ces deux conditions.

» De la courbe convexe ayant pour but de rendre laction de la force motriceproportionnelle à la résistance croissante du spiral.

» Daprès la démonstration des plans inclinés précédents, il est aisé de comprendreque, pour corriger à son départ la force dinertie à la mise en train de la roue, ilfaudra donner à cette nouvelle courbe une forme telle, quelle permette à la surfacede la dent de suivre dans sa marche, et pendant toute la levée, celle des lèvres ducylindre. On sait que cette marche naturelle de la roue commence par un mouvementlent qui devient progressivement plus rapide jusquà la fin de la levée; il convientdonc, pour ne rien perdre de laction de la roue au commencement de la levée, etdétruire le petit choc qui se manifeste au même moment, de donner au commence-ment de cette même courbe un angle dabord très-ouvert et décroissant graduellementjusquà la fin, pour que la dent transmette au cylindre une force de plus en plusgrande et proportionnelle à la résistance du ressort - spiral, qui augmente progressive-ment jusquà la fin de son parcours.

» On concevra que la détermination mathématique dune telle courbe serait très-difficile et même impossible, attendu que, parmi le grand nombre des éléments quientrent dans sa composition, il sen trouve de très-variables, surtout si lon tientcompte de la vitesse acquise du balancier à chaque point de son parcours. Aussi je mebornerai à la représentation dune courbe approximative et capable dêtre reproduitedans lexécution. La dent F représente la forme de cette courbe; on remarqueraquelle est décrite de deux points de centre seulement, en q et en u , afin den rendrelexécution facile. Voici comment je la détermine : je divise, comme sur la dent F,en six parties égales le parcours de cette dent et celui du cylindre pendant la duréede la levée ; du centre q et dun rayon égal à o c de la roue, je décris un arc de cerclepar les deux points j v; du centre î<, je décris un autre arc de cercle vo , formant la