DE L’HORLOGERIE. 287
sorte de colonne qui réunit les deux parties a et b. Le cylindre b est percé au centrepour recevoir l’axe du cylindre aux deux bouts duquel sont les pivots. Ces pivots sontdéprimés dans le milieu de leur longueur, de telle sorte qu’ils ne frottent dans leurstrous que par leurs deux extrémités, ce qui tend à diminuer le frottement. D’un autrecôté, la dépression qui existe au milieu de chaque pivota pour effet d’y maintenirl’huile, qui ne se dessèche pas aussi promptement que lorsque les pivots sont cylin-driques.
On voit, fîg. 3, le cylindre tout monté avec un fragment n du balancier; on yremarque les deux pivots h et g. Le pivot intérieur g est reçu dans le pont r, qu’on voiten plan en a , et en b en profil, fîg. 4.
Cet échappement, qui est d’une exécution très-difficile, ne s’emploie que dans lespièces de précision.
ARTICLE III.
DE L’ÉCHAPPEMENT DUPLEX.
Cet échappement fut inventé, vers le milieu du dix-huitième siècle, par Pierre LeRoy ; mais cet habile horloger l’abandonna bientôt pour celui à détente à ressort, qui
est, en effet, préférable. C’est à tortque les horlogers disent l’échappementà la Duplex ou d e Dupleix. On lui adonné le nom de duplex, mot latin quisignifie double, parce que la roue decet échappement est double et qu’elleproduit un double effet.
L’échappement duplex est à reposdépendant avec un léger recul, c’est-à-dire que, pendant l’oscillation du ba-lancier, il y a un frottement sur le re-pos, suivi d’un instant de recul dansl’une des oscillations. Il ne se trouveaucune pièce intermédiaire entre ladouble roue et le système du balancier.
RR et rr,fig. 1 et 2, sont les deuxroues d’échappement; elles sont fixéessur le même axe et portent l’une et l’autre des dents à rochet. Leur diamètre diffèred’environ un tiers.
La grande roue RR est destinée à opérer le repos, le décrochement, et à contri-buer à une petite partie de la levée ; le reste de cette levée est l’effet de l’action de laseconde roue r r.