288 HISTOIRE
L’axe du balancier porte, à son extrémité inférieure, un anneau cylindrique au rou-leau c, fîg. 2 et 4, contre lequel s’appuie successivement l’extrémité de chaque dent de
la grande roue. Cet anneau est entaillédans toute sa hauteur d’un sillon e,fig. 4, assez profond pour que la denty entre lorsque l’oscillation la présentedevant elle, et soit ainsi dégagée durepos comme dans la figure 1 ; et non-seulement qu’elle suive l’entaille dansson mouvement, mais qu’elle appuiemême contre son bord antérieur parl’effet de la force motrice dont la roueest animée. Cela tend, dans l’une desoscillations, à produire une sorte delevée jusqu’au moment où, la dent sor-tant de l’entaille e et échappant tout àfait, la dent de la petite roue se trouveen prise avec le grand levier t du balan-cier, fig. 6, comme nous allons l’expli-quer plus bas; et quand celle-ci échappedu grand levier, la dent suivante de lagrande roue arrive en prise de repos contre la surface de l’anneau, et y demeure pen-dant l’arc de vibration.
La véritable levée se fait de la manière suivante. L’axe du balancier porte, à la hau-teur de la petite roue d’échap-pement, une palette ou men-tonnet t, disposé de telle sortequ’à l’instant où la dent de lagrande roue sort de l’entailleet recouvre sa liberté, le doigtl, fig. 6, se trouve en prise età portée d’être poussé du côtéoù il va déjà, par une dent dela petite roue, qui est animée,comme la grande, par la forcemotrice; c’est ainsi que seproduit la grande levée.
Dans l’oscillation de retourÉchappement Duplex (fig. 4). du balancier, le doigt passe
librement dans l’intervalle entre deux dents de la petite roue; et la dent de la grande,
Échappement Duplex (fig.