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Histoire de l'horlogerie depuis son origine jusqu'à nos jours : précédée de recherches sur la mesure du temps dans l'antiquité et suvie de la biographie des horlogers les plus célèbres de l'Europe / par Pierre Dubois ... Illustrations archéologiques exécutées sous la diréction de Ferdinand Seré
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DE L’HORLOGERIE. 295

de la virgule que l’épaisseur de celle-ci le permet; nous voulons dire qu’il faut laisserà la virgule la solidité nécessaire. — La quantité angulaire de la levée produite par lavirgule, c’est-à-dire l’arc parcouru par le balancier pendant quela seconde levée s’effectue, doit être de 30 degrés, plus 2 degréspour la sûreté du départ de la dent qui se dispose à remplir cettefonction. Quant au repos intérieur de la dent après la premièrelevée, il faut qu’il y ait un arc de 15 degrés entre le lieu où tombela dent après celte levée et l’angle ou talon à la base de la virgule,où se fait le commencement de la seconde levée. Le plan inclinéde l’extérieur des dents doit être égal à 20 degrés du parcours dubalancier.

L’échappement à double virgule fut inventé par Beaumarchais (Caron fils) en 1753. Lepaute revendiqua l’honneur de cette inven-tion; mais cette contestation ayant été portée devant l’Académiedes sciences , cette assemblée décida, le 24 février 1754, sur le rap-port de MM. Camus et de Montigny (commissaires nommés pourexaminer les différents litres des contendants), que M. Caron, quifut depuis l’auteur du Barbier de Séville , était le véritable inventeurde l’échappement à virgules.

Echappement à virgule fig. 5).

ARTICLE V.

de l’échappement a anche.

Cet échappement est fort en usage aujourd’hui. Il a le double avan-tage, lorsqu’il est bien fait, d’assurer la régularité de la marche de lamontre, et de ne pas être sujet à l’usure, surtout lorsque les leviersde l’ancre sont garnis en rubis.

Voici la construction primitive de cetéchappement. La roue r r, fig. 1 et 2, esttaillée à rochet; ses dents sont fort dé-gagées. L’ancre ezax, fig. 1 et 4, ala forme d’un double T majuscule , dontl’une des traverses serait en bas et pluscourte que l’autre, et où le centre duéchappement à virale (fig. «i. mouvement serait au milieu de la tige.

Deux des demi-traverses d’un côté, en s et en æ, sont inutiles au jeu de l’échappe-ment, et ne servent qu’à l’équilibre de la pièce; les deux autres demi - traverses pro-duisent le repos et la levée, savoir : le repos, fig. 1 et 5 , quand la pointe de la dentde la roue s’appuie vers l’extrémité des arcs circulaires qui forment le double T, et