DE L’HORLOGERIE. 349
Au-dessus du doigt d’arrêt ordinaire existe un second doigt e, qui est à la hauteurde la tête de la vis v; ce doigt est assez long pour venir porter contre la tête de lavis quand le développement voulu est achevé : cet effet est vu fîg. Il ; ici l’arrêt sefait tangentiellement sans décomposition de force, tandis que dans l’arrêt ordinaireil y a une très grande répulsion. Le rochet d’encliquetage f est ajusté a carré surl’arbre, comme les deux doigts d’arrêt; il porte un pivot qui doit tourner dans le pont;la denture du rochet est noyée dans le pont P, fig. 1 et 4. En dehors du pont estencore ajusté aussi à carré un canon D, dont la fig. 4 représente une coupe. Lapartie supérieure de ce canon s’applique contre le fond de la boîte et interdit ainsile passage aux corps qui pourraient s’introduire dans l’intérieur du mouvement.
» Le cliquet g, fig. 4, est taillé dans un morceau de tôle d’acier de 1”, 5 d’épais-seur; il se pose contre le côté du pont par une vis et deux pieds vus fig. 4. Son extré-mité excède le pont, ce qui donne de la prise pour désarmer le ressort. Ce cliquetn’est autre qu’une simplification de celui des montres à cylindre actuellement enusage.
» Rouage. —Le pignon de centre traverse la grande platine; il pivote dans le pontp, fig. 1; du côté du cadran, il tourne dans la platine des piliers : la petite rouemoyenne pivote entre les deux platines et la roue de seconde a son pivot supérieurdans une barrette F d’une épaisseur égale à celle de la bâte b, fig. 8. Cette barretteest vue en plan et ponctuée, fig. 3. La minuterie ponctuée dans la même figure estlogée dans l’espace compris entre le cadran G et la platine des piliers P, fig. 8. Cetespace est déterminé par l’épaisseur de la bâte b.
» Échappement. — Le pignon d’échappement traverse la grande platine et engrènedans la roue de seconde; il pivote dans la platine des piliers. En dehors de la cage, ilporte la roue sous le pont p fig. 1; la détente, qui est vue découverte dans lafigure 5, est plantée entre la grande platine et le pont p”. Le balancier H estentre la platine et le coq h, vu en plan fig. 1 et en élévation figure 6. Au-dessus ducoq, est un petit pont i, figure 1 et 7; la tête de ce pont est ouverte de manière àlaisser passer librement l’assiette sur laquelle est fixé le balancier; lorsqu’on met enplace le balancier, il suffit que le pivot inférieur entre dans son trou, l’assiette s’ap-puie contre la tête du pont et maintient le tout pendant qu’on apporte le coq pour lemettre en place. Ce pont, nommé g ar cle-balancier, rend l’enlèvement et la remise enplace du balancier sûrs et prompts.
» Roue d’échappement. — La forme de la roue d’échappement I est indiquée dansla figure 5. On remarquera que le devant des dents de la roue se dirige de q en o, etforme avec le rayon qn un angle de 30°. Celte inclinaison est aujourd’hui générale-ment adoptée; elle est plus favorable à la levée que la direction selon le rayon, et elleévite la destruction de la roue. Pour que cette roue soit légère et forte, elle est creu-sée en-dessous comme on la voit fig. 6. Cette roue ainsi creusée est plus forte et enmême temps moins lourde que la roue à l'anglaise, et son exécution est plus facile.