Buch 
Histoire de l'horlogerie depuis son origine jusqu'à nos jours : précédée de recherches sur la mesure du temps dans l'antiquité et suvie de la biographie des horlogers les plus célèbres de l'Europe / par Pierre Dubois ... Illustrations archéologiques exécutées sous la diréction de Ferdinand Seré
Entstehung
Seite
350
JPEG-Download
 

350 HISTOIRE

» Le cercle de levée est un disque L, fig. 5 et 6, ajusté sur l’axe du balancier etfixé contre l’assiette par une vis. Ce disque est entaillé comme on le voit fig. 5, etporte le rubis l sur lequel la roue tombe et agit pour donner l’impulsion nécessaire]le rubis formant la levée fait le même angle avec le rayon du cercle de levée que ledevant des dents de la roue avec son rayon.

» Sur l’axe du balancier et au-dessous du cercle de levée est ajustée à frottementtrès -gras une pièce d’acier appelée corps du dégagement et qui est vue en k, fig. 5 et6, dans une rainure faite parallèlement à l’axe du balancier se loge un rubis nommédoigt de dégagement, destiné à agir sur le petit ressort de la détente, la partie d’acierne devant point y toucher.

» La détente M est beaucoup plus compliquée que les autres parties de l’échap-pement précédemment décrites; elle est montée sur un axe m, figures 5 et 6,planté entre la grande platine P’P’ et le pontp”, fig. 1. La partie principale de ladétente est un plateau d’acier monté sur cet axe; ce plateau forme deux bras, l’undirigé vers l’axe du balancier et l’autre à l’opposé. Le premier porte le petit cylindrer entaillé à moitié de son épaisseur, comme on le voit en plan, fig. 5, et en élévation,fig. 6. M. Robert nomme cette partie de la détente repos de la roue, parce que c’estcontre elle que la roue vient se reposer, ainsi qu’il sera bientôt expliqué. Ce bras seprolonge et arrive très-près du corps du doigt de dégagement; les figures 5 et 6 lereprésentent dans les deux positions, l’extrémité la plus voisine de l’axe du balancierdescend en équerre pour servir de repos au petit ressort en or qui fait l’effet de cequ’on nomme en terme d’horlogerie pied-de - biche.

» Le petit ressort s, fig. 5 et 6, est fait d’un morceau d’or; il est coudé en équerrepour former la patte s’ : celte patte est fendue pour passer facilement sous la tête dela vis sans qu’on soit obligé d’ôter entièrement celle-ci, mais seulement d’éloignerun peu sa tête du plateau. Le petit ressort trouve, contre la détente, un appui qui luilient lieu de pied; on serre la vis pour le fixer. L’extrémité s” du petit ressort s’ap-puie contre le bras de la détente par son élasticité et la manière dont il est armé :c’est cette extrémité de la détente qu’on nomme repos du petit ressort, parce que c’estcontre elle que le petit ressort vient s’appuyer et prendre sa position.

«L’autre bras de la détente sert de contre-poids afin de pouvoir l’équilibrer etl’appuyer contre son repos, qui détermine sa position pour les fonctions de l’échappe-ment. La vis t, fig. 6, porte une goupille en or u excentrique à cette vis pour qu’entournant un peu plus ou un peu moins celte vis on puisse mettre la détente au pointvoulu.

» L’axe de la détente porte près de la platine un spiral non- représenté dans lafigure; il est monté sur cet axe de la même manière qu’on le place sur les balanciersdes montres ordinaires. L’extérieur de ce spiral est ajusté dans un piton qui se fixe àla platine; ce ressort sert à maintenir constamment la détente contre son repos.

« Fonctions de T échappement. — La roue d’échappement est sollicitée par le moteur