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Histoire de l'horlogerie depuis son origine jusqu'à nos jours : précédée de recherches sur la mesure du temps dans l'antiquité et suvie de la biographie des horlogers les plus célèbres de l'Europe / par Pierre Dubois ... Illustrations archéologiques exécutées sous la diréction de Ferdinand Seré
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352 HISTOIRE

d’échappemeut dont une dent porte contre la détente ; s’il arrivait qu’en levant lebalancier l’extrémité de l’axe touchât la détente, il pourrait dégager la roue, et lerouage partirait avec une impétuosité qui amènerait de graves accidents. Le ressortqu’on voit en f f ', fig. 7, est posé à plat sous la platine contre laquelle il s’appuie parson élasticité; il porte une goupille g', qui traverse la platine et vient pénétrer dansles dents de la roue d’échappement à moitié de l’épaisseur de celles-ci. La lame de ceressort passe sous la vis du coq; celle-ci excède la platine de 0 ,n ,50. Lorsque le coqest en place et que cette vis est serrée à fond, elle appuie sur la lame du ressort assezprès de sa patte et le fait éloigner de la platine de 1 millim. On voit que, dès que lavis du coq est desserrée, la roue se trouve entravée et ne peut tourner, lors mêmeque la détente serait éloignée, jusqu’à ce que le coq soit remis en place et la vis serréeà fond.

» La boîte en laiton qui renferme le mouvement est vue, fig. 9, réduite au tiers desa grandeur naturelle; elle est formée de quatre parties : la bâte b, b, dans laquelleentre toute la cage vue fig. 8; le corps h', h’ , pris dans un tuyau de laiton tiré très-dur; la lunette i', i' , pour laquelle une partie du même tuyau est employée; enfin lefond O, qui est en laiton fondu. Dans ce fond sont pratiquées deux creusures que lacoupe de la figure indique : l’une, concentrique au barillet, a pour objet d’allégir laboîte de ce côté, qui est naturellement le plus lourd, et l’autre, diamétralement oppo-sée, est remplie de plomb fondu pour équilibrer la boîte.

» L’emboîtage, c’est-à-dire la fixation du mouvement dans la boîte, se fait par troisclefs E, E', E", fig. 1; ces clefs sont simplement des disques entaillés en forme delimaçon; l’épaisseur de la bâte, fig. 9, se voit en b, b, b, b, fig. 1. Quand les clefs sontdans la position E', le mouvement entre dans la bâte et en sort librement; mais, lors-qu’il est entré, si on donne aux clefs la position E et qu’on serre les vis, il se trouvefixé. Une goupille engagée dans l’épaisseur de la platine sert de repaire; il est bienentendu que la bâte est ouverte pour donner prise aux clefs. Le jeu de ces clefs nepeut être bien compris qu’à la vue de leurs fonctions; elles rendent l’opération d’en-lever et placer le mouvement dans la boîte plus prompte que tout autre moyen employé;elles different des clefs brisées ordinaires en ce qu’elles se mettent en prise d’elles-mêmes.

» Le verrou destiné à fixer la suspension ainsi que le font les Anglais laisse craindrequ’il puisse se déplacer. Pour parer à cet inconvénient, il y a, dans le couvercle dela boîte, une pièce qui, lorsque la boîte est fermée, vient tomber en//, fig. 10, etempêche le verrou S de s’ouvrir si on l’a fermé. Mais, lorsqu’au contraire le verrouest ouvert et doit rester ainsi, le bouton de ce verrou se trouve de l’autre côté de / /,qui alors le maintient et empêche qu’il ne puisse toucher à la suspension, fût-il parfai-tement libre.

» Les pivots sur lesquels tourne le cercle de suspension sont levés à l’extrémité dedeux vis fixées directement dans le bois de la boîte au lieu de les monter dans une