DE L’HORLOGERIE.
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pièce de cuivre qu’il faut ensuite fixer à la boîte. Ce moyen simple a encore l’avantagede rendre le couvercle de la boîte moins embarrassant et moins lourd qu’il ne l’estordinairement.
o Une bride k formée d’un morceau de laiton maintient le renversement du cou-vercle de la boîte au moyen de deux vis, l’une dans le couvercle, l’autre dans le corpsde la boîte; elle forme un arrêt plus sûr et plus précis que celui donné par les char-nières à repos. Cette bride remplit le même objet que le quart de cercle employé enébénisterie, mais elle est plus simple pour sa pose et moins embarrassante.
a Dimensions. — Les fig. 1, 2, 3, 5, 7, 8 représentent chaque partie dans sadimension exacte. Mais voici ce qui ne pouvait être exprimé par le dessin : le barilleta 112 dents, le pignon du centre 14; l’arrêt de remontoir donne six tours et demi,la pièce marche 52 heures; les trois autres pignons sont de 12, grande moyenne 96,petite moyenne 90, roue de seconde 98; la roue d’échappement a 15 dents, le balan-cier bat 14,400 vibrations; son poids, y compris les masses réglantes et compensa-trices, doit être au moins de 3«'-,50, et au plus 4 grammes.
» Du moleur. — Tout le monde connaît le mécanisme nommé fusée y il en existe unedans chaque montre à roue de rencontre : cet appareil, l’un des plus ingénieux del’horlogerie, sert à corriger l’inégalité du ressort moteur et à transmettre au régula-teur une force motrice sensiblement uniforme, quoique le ressort pendant tout sondéveloppement perde successivement de sa force. Cependant la fusée est loin d’avoirles avantages qu’on lui suppose au premier aperçu.
» En France , dans toutes les montres avec échappement à repos ou échappementlibre et dans les pendules à l’usage civil, on a supprimé la fusée; on place simplement,sous le barillet ou tambour dans lequel est contenu le ressort, une roue dentée quiengrène directement dans le premier pignon du rouage. Ce dernier système, nommébarillet denté , est beaucoup plus simple que le premier, et, quoique la comparaisonde l’un avec l’autre frappe l’esprit et qu’on soit porté à penser que l’inégalité de ten-sion du ressort pendant le temps de marche de la pièce doive altérer cette marche,l’expérience a tellement prononce dans cette matière, que nul ne pense a attribuerses écarts appréciables à l’absence de la fusée.
» Les personnes peu au courant de l’horlogerie nautique considèrent le barilletdenté comme un moteur dont la force décroît beaucoup de la première a la vingt-quatrième heure ; elles pensent que cette différence doit etre une cause de perturba-tion continuelle de la marche. Mais les horlogers expérimentés ne font pas cetteobjection, ils savent très-bien qu’elle n’est pas fondée; une seule paraît avoir uneimportance réelle pour eux, c’est le pelotonnement auquel le ressort, dans le barilletdenté, est sujet dans certains cas.
» Première objection. — Décroissance de la force motrice de la première à la vingt-quatrième heure. — Ce qui importe dans la navigation, cest le mouvement diurne duchronomètre : il est remonté toutes les vingt-quatre heures; quand même il y aurait