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HISTOIRE
DU RESSORT S1TRAL POUR LES CHRONOMÈTRES.
Le ressort spiral dans les montres marines, ou même dans les petits chronomètresde poche, a la forme d’une vis sans fin ou d’un tire-bouchon; il s’élève perpendicu-lairement autour de la tige supérieure de l’axe; il entre par en bas dans la virole encuivre qui est ajustée à frottement sur ce même axe, tout près des barettes dubalancier, et il est maintenu à son extrémité supérieure dans un piton en cuivre ouen acier solidement fixé sur le coq.
Lorsque l’on a des lames d’acier préparées comme il convient pour faire desressorts spiraux, il est facile d’exécuter ceux-ci : il faut avoir un manchon en aciercreux et cylindrique sur lequel sont tracées des rainures en hélice sur lesquelles onenroule la lame jusqu’à ce qu’elle fasse dix fois le tour du manchon; on la coupealors et l’on fixe les deux bouts par deux vis à tête large taraudées dans l’épaisseurde ce même manchon. On met le tout au feu, et lorsque ces pièces réunies sontdevenues rouge-cerise, on les jette précipitamment dans un vase rempli d’eau, cequi trempe ces lames; puis, après les avoir poncées légèrement sur le manchon,on les remet au feu pour leur faire prendre la couleur bleu-pâle ; c’est alors que lespiral a acquis la force et l’élasticité qui lui sont nécessaires pour entretenir l’iso-chronisme des vibrations du balancier; mais, pour qu’il produise cet effet, il faut leréduire à une longueur qui ne peut pas être déterminée mathématiquement, maisque l’on trouve facilement quand on a l’expérience du réglage des chronomètres.
Les artistes doivent s’attacher particulièrement à bien faire la courbe concentriquedes deux extrémités du spiral qui doivent entrer l’une dans la virole du balancier etl’autre dans le pilon fixé sur le coq; car c’est de cette courbure que dépend en partiel’uniformité de durée dans les grands comme dans les petits arcs du balancier, etc’est là, comme nous l’avons dit, ce qui constitue l’isochronisme.
Nota. Lorsque l’on a trouvé la longueur du spiral qui procure l’isochronisme desvibrations, on trouve facilement le degré de puissance qu’il faut donner au ressortmoteur : il faut que cette puissance soit suffisante pour faire parcourir au balancier,de chaque côté du repos, des arcs de 270 degrés environ. (Voir, pages 214 et sui-vantes , les expériences faites par P. Le Roy sur l’isochronisme des vibrations dubalancier.)
Les masses compensantes doivent être exactement de la même forme et du mêmepoids. Si le balancier est à deux barettes, ces masses doivent se trouver rigoureu-sement en face l’une de l’autre, ou, ce qui revient au même, il faut qu’une lignetirée du milieu de chacune d’elles passe absolument au milieu du trou central dubalancier. Si ce balancier est à trois barettes, les mêmes masses devront toujours setrouver à une égale distance l’une de l’autre; s’il en était autrement, on ne parvien-drait jamais à régler le chronomètre; car les masses compensantes, étant placées à