histoire
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roue ; les autres parties sont relatives, parce qu’elles sefont loi l’une et l’autre, et qu’elles s’accroissent et dimi-nuent ensemble (voy. ci-après la table deM. Vulliamy).
» Il n’y a qu’un seul point où l’on puisse sans erreurplacer le centre de mouvement des palettes; car, étanttrop haut ou trop loin de la roue, une dent ne mènerapas assez sa levée pour que l’autre dent opposée tombesur son repos. Alors celle-ci aura une forte chute sur lalevée de ce côté au lieu de tomber sur le repos, et cetteievée la fera reculer avec frottement arc-boutant. Si lecentre de l’ancre est au contraire trop près de la roue,une dent aura mené sa levée si loin avant d’en échapper,que celle opposée tombera en arrière du repos et plusqu’il ne faut, d’où le frottement sera augmenté inutile-ment et avec désavantage. (Nous avons dit ci-dessus quele centre W est le seul exécutable , et que d’ailleurs il seconfond avec celui I dans la réduction à des mesurespraticables.)
» La chute est un mal inévitable dans' tout échappe-ment ; mais plus le principe sera appliqué exactementet l’exécution soignée, moins il aura besoin de chute,et par suite moins de perte de force motrice et moinsd’usure. La chute peut se réduire ici à son minimum.Notre méthode est universelle pour tout diamètre deroue, tout nombre de dents et ouverture de palette.
» Les dents n’y ont besoin d’être dégagées que lemoins possible, ce qui les rend plus courtes et plus so-lides. A la vérité, plus l’ouverture des palettes estgrande, moins les dents ont besoin d’ètre dégagées;mais il ne faut pas que le nombre des dents soit tropgrand, car le contraire est le plus près du but qu’on sepropose , et une distance modérée du centre d’une ancreembrassant 6, 7 ou 8 dents est préférable.
» En mécanique, la force d’impulsion reste constanteautant que l’angle de levée, car l’épaisseur ou base desplans est constante, et la hauteur est en raison directedes rayons des arcs de repos; mais le cas est tout autredans la considération comme frottement, qui augmenteavec la pression et l’étendue des surfaces, et celles-cis’accroissent avec leurs distances du centre de mouve-ment : raison de plus pour tenir les bras courts.
» Les plans d’impulsion deviennent moins rapides etplus énergiques à mesure que les bras sont plus courts;mais il faut observer que le danger de l’usure des trouset des pivots de l’axe, quand l’impulsion est trop prèsdu centre de mouvement, y prescrit une limite prati-que. La diminution de l’angle de levée produit le mêmeeffet ; mais avec l’énergie de l’échappement on augmentesa délicatesse, ce qui nécessite une main-d’œuvre d’au-tant plus soignée.
» Pour considérer toute influence sur la perfection decet échappement, j’ai démontré, page 8 du Mémoire,que la dent glisse contre les deux palettes avec différen-tes vitesses et quantités de frottement, parce que la »portion d’un plan contre laquelle agit la dent en élevant
le pendule de sa position de repos au point où la dents’échappe est plus longue que la portion de l’autre, j’aidonné aussi à entendre qu’en changeant les plans enportions de cercle, il serait possible de remédier à cetteirrégularité, si la difficulté d’exécution ne laissait crain-dre une erreur plus grande que celle à corriger.
» Dans la construction ordinaire, avec les bras etpalettes de la même pièce d’acier, il est à peine possibleque les surfaces soient trempées assez dur et que laforme des pièces se conserve ; le plus léger écart de ladirection voulue détruirait la concentricité des repos,avec augmentation de frottement et sans aucun remède.D’autre part, le moyen ordinaire de fermer ou-ouvrirl’ancre est très-imparfait et inexact. Pour y obvier, j’aiimaginé de faire sur le tour le porte-palettes, et mêmecelles - ci, avec plus de perfection qu’à la main, etcomme il suit :
Ayant arrêté le dessin suivant les règles et la tabledonnées, on pratique au moyen du tour, dans une pla-que de laiton, fig. 4-, une rainure du diamètre voulu,capable de contenir juste les palettes. On tourne un an-neau d’acier remplissant juste cette rainure; de la pla-que découpée à la suite, on obtient un porte-palettescomme en fig. 5, 6 et 7, où les morceaux a b des palet-tes sont retenus avec pression par de petites plaquesvissées comme en fig. 2. Mais, pour dispenser d’ôterl’échappement plusieurs fois (en voulant établir la justeouverture des palettes), je fais le porte-palettes de deuxparties mobiles et concentriques, munies chacune parle haut d’un bras traversé par une vis micrométriqueayant à ses extrémités deux pas de progression peu dif-férente, laquelle, sans rien démonter, modifie au besoinl’ouverture ou distance des palettes avec la plus grandeprécision. Les trous où pénètre cette vis sont pratiquésdans deux bouchons pouvant tourner sur eux-mêmes etobéir à la direction voulue de la vis, après quoi on peutarrêter définitivement les deux porte-palettes au moyende deux vis de pression placées près du centre, commele tout est vu dans la fig. 2 de face, et dans son profil,fig. 3, dont tout artiste exercé concevra aisément lesdétails nécessaires.
» Les avantages de cette construction sont donc évi-demment que les repos restent absolument des partiesde cercle parfaitement concentriques à leur axe; queles deux palettes sont de même épaisseur et peuvent êtretrempées parfaitement dur; que les plans d’impulsionpeuvent former exactement les angles voulus; que, sil’une des palettes se trouve défectueuse, elle peut aisé-ment être remplacée par un autre morceau identique dumême anneau d’acier.
» Quant aux deux points I et W du centre de l'ancre,fig. 1 et 2, on observera que I serait l’intersection destangentes communes des deux pointes de dent G D ètHY, trop rapprochées dans l’exécution; mais qu’enemployant l’intersection Wdes tangentes intermédiaires