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Histoire de l'horlogerie depuis son origine jusqu'à nos jours : précédée de recherches sur la mesure du temps dans l'antiquité et suvie de la biographie des horlogers les plus célèbres de l'Europe / par Pierre Dubois ... Illustrations archéologiques exécutées sous la diréction de Ferdinand Seré
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388 HISTOIRE

ment l , pendant le repos. Une goupille n limite l’abais-sement du ressort g; sa position peut varier à volontésuivant la pénétration que l’on veut donner à la che-ville de repos h dans les dents de la roue l. Pour cela ona fixé cette cheville n excentriquement sur une tète devis qu’il suffit de tourner pour faire pénétrer plus oumoins les dents de la roue sur cette cheville.

Par ce qui précède on voit que ce nouvel échappe-ment peut se résumer ainsi :

Un balancier a portant le cylindre à dent de levée b,et le rouleau à encoche e, un cercle d’impulsion d, la

marche au balancier, dont les vibrations auront toujoursla même amplitude.

U s’ensuit qu’un spiral ordinaire produit un effet sem-blable à un spiral isochrone.

Cet échappement est le seul des échappements libresque nous connaissions, dont l’axe du balancier, aprèsavoir reçu une dernière impulsion de la force motrice,soit parce que le ressort se serait cassé, soit parce quele rouage se serait arrêté par un accident quelconque,n’en continuerait pas moins de vibrer à droite et àgauche dans une complète liberté, et sans qu’aucunaccrochement vienne en arrêter brusquement le mou-

roue d’échappement l, et d'un très-simple ressort gsur lequel cette roue se repose.

Le cercle d’impulsion possède deux dents : l’une epour recevoir la force motrice ; l’autre f pour la trans-mettre au balancier.

Lorsque la force motrice a ramené le cercle d’impul-sion à son repos , il attend le retour du balancier pourlui faire décrire ses arcs de vibration ; ensuite le cercleagit sur le ressort g qui tenait la roue d’échappementarrêtée, et celle-ci le reconduit de nouveau à sa place,d’où elle donnera constamment la même puissance de

vement, comme cela arrive souvent dans les montresà échappement à ancre ou à duplex.

Le mouvement oscillatoire de l’axe du balancier del’échappement de M. Delépine s’arrêterait naturelle-ment après un certain nombre de vibrations, puisquela force motrice aurait cessé d’exercer son influence surlui, tandis que souvent, dans les deux échappementsque nous venons de nommer, un mouvement brusqueimprimé au balancier, quand la force motrice n’agitplus sur le rouage , suffit pour causer une fracture dansles pièces de l’un ou l’autre de ces échappements, ainsique de tous ceux qui sont faits sur les mêmes principes.

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