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connaissances hydrauliques n’étaient pas très-répandues à cetteépoque; et quoiqu’il y eut en France quelques hommes capa-bles, tels qu’Errard, Alléaume et d’autres moins connus, aucun,ne fut en état de diriger des entreprises aussi importantes. Ileut recours, pour le dessèchement des marais, à un nomméHumfroy Bradley, maître des digues de Berg-op-Zoom , à quiil céda la moitié des marais et palus dépendans du domaine,en lui attribuant encore la moitié de ceux appartenans à desparticuliers qui refuseraient de les dessécher eux-mêmes. Cettecession et cette attribution furent confirmées par un édit du8 avril 1 5 gg.
Les traverses que Bradley eut à essuyer, l’empêchèrent d’exé-cuter son entreprise. Un nommé Siette , qui lui fut subrogépar lettres-patentes de 1612 et 161 3 , ne fut pas plus heureux;et les beaux projets d’Henri iv s’évanouirent. Nous verronscependant au chapitre vm , que bien avant ce règne on avaitentrepris avec succès, en Languedoc , de grands desséchemensde marais qui présentaient des difficultés assez considérables.
La lettre du cardinal de Joyeuse , alors archevêque de Nar-bonne , écrite à Henri iv en 1 5 g 8, exprime le regret de ce judi-cieux prélat sur ce qu’il n’a pu acquérir des lumières suffisantesau sujet du Canal projeté pour joindre les deux mers. Je naitrouvé, dit-il, personne qui mien aye parlé avec autant cl*assu-rance et de suffisance que je désiré l'ais pour en écrire à T z otreMajesté; et que , pour ce faire, il se présente une difficulté quiest de quatorze lieues de pays dont il faudrait que le Canal fût,et quun certain maître Renaud, entendu aux mesures , disaitque cela pouvait se faire parti Ariège qui entre dans la Garonne xdeux lieues au-dessus de Tkolose , et quil Vaurait nivelé dansun mois si on le lui commandait. Sire, ajoute plus bas cetillustre prélat, il niy a pas de gens en ce pays si entendus dans