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HISTOIRE
CHAPITRE Y I I I.
Canal du Midi , considéré dans ses ?'apports avec les
étangs de Vintérieur des terres cpii l’avoisinent
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Outre les étangs qui longent les plages du midi, et dont nousavons parlé dans le quatrième chapitre, il y en a d’autres dansl’intérieur des terres : les uns sont situés au pied de la mon-tagne ISoire; les autres s’en trouvent assez éloignés, et pour-raient', comme nous le dirons plus bas , avoir été enlevés audomaine de la mer, par les atterrissemens : quelques ruisseauxet les eaux sauvages alimentent ces étangs. La stagnation deseaux , l’évaporation et la sécheresse, pendant la plus grandepartie de l’année , en abaissant leur niveau , mettent unegrande partie du fond à découvert; la putréfaction des matièresanimales et végétales dont l’eau entretenait la vie , dégage alorsdes miasmes contagieux, funestes à la santé des habitans.Saussure a remarqué généralement, que les chaînes de mon-tagne j d’une loîigueur et d’une hauteur un peu considé-rables , ont à leurs pieds des vallées marécageuses , creuséessans doute par les eaux qui y descendent, et qui s’y accu-mulent (1). L’amas des eaux , dans ces espèces de fondrières,ne provient-il pas du défaut de pente suffisante du terrain, etdu barrage naturel que forment les dépôts occasionnés par lastagnation des eaux? Quoi qu’il en soit, on ne commence àtrouver des étangs en Languedoc, que vers Carcassonne , c’est-