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Tome I.
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HISTOIRE

des eaux de la rigole. On eût pu prévenir cet atterrissementen expulsant les vases par des manœuvres pareilles à celles deSaint-Ferréol, au moyen de l’épanchoir qui verse les eaux dansle Fresquel.

Ce terrain d’alluvion est aujourd’hui planté de peupliers. Ona conservé une rigole intérieure le long des quais , pour pou-voir conduire les eaux jusqu’aux deux écluses du Médecin et deMontferrand qui soutiennent la retenue du Médecin , ou rete-nue du point de partage ( 1 ). A la premièi'e de ces écluses, onmesure la portion des eaux nécessaire à la branche orientale duCanal pour sa dépense journalière, et à la seconde, celle qui estnécessaire à la branche occidentale jusqu’à la Garonne .

Pendant le cours de la navigation, l’on observe de ne laisserarriver au point de partage que les eaux nécessaires à sa dépensejournalière, dont le maximum peut être évalué à 8i3 litres parseconde.

Ce volume, après avoir alimenté la retenue du Médecin, sedivise par portions égales sur les deux versans. On devraitétablir, pour cette distribution, une mesure invariable et indé-pendante de la négligence ou de la mauvaise volonté des éclu-siers des deux écluses de la tête d’eau.

Nous verrons, dans le chapitre v, les rapports suivantlesquels il conviendrait de distribuer les eaux de Naurouse , euégard aux divers degrés d’activité de la navigation.

Le rétablissement du bassin de Naurouse, et l’agrandissementdont il est susceptible , paraissent commandés par des considé-rations d’une importance majeure. Ce bassin serait une réserve

(1) On appelle retenue une portion d’un canal de navigation, comprise entredeux écluses. Celle qui soutient les eaux appartient seule a la retenue; sans elle ,en effet, cette retenue n’existerait pas : il n’y a que la retenue du point de partagequi ait deux écluses, parce qu’elle se Irouve à l’origine de deux versans.