ni
à croire que l’Aude eût abandonné la pente générale de sa vallée,pour plier son cours presqu’à angle droit vers le point dont nousparlons , sans qu’aucun accident de terrain , ou un obstaclequelconque eût déterminé cette déviation ; au lieu que je voisplus bas , vers l’étang de Vendres , le contre-fort d’Encerune ,qui a dû nécessairement obliger les eaux de cette rivière àprendre la direction qu’elle conserve encore aujourd’hui.
D’après une vérification faite en 1777, la Robine offrait,depuis l’Aude jusqu’à l’étang de Bages, une communication de34,640 mètres de longueur.
La Robine est très-sinueuse , et sa profondeur n’est, en quel-ques endroits, que de i 3 o centimètres ; mais on a l’intentionde la porter jusqu’à ig 5 centimètres. Les eaux de ce Canalsont soutenues et manœuvrées par quatre écluses : on en a pro-jeté une cinquième , que l’on construira dans l’alignement quidoit remplacer le coude de Mandirac. La retenue des étangs enaval de cette écluse, compris le Canal de Sainte-Lucie qui enfera partie,se trouvera au niveau des eaux de la mer, et alimen-tée par elles.
L’écluse de tête de Moussoulens a deux objets à remplir;celui de faire communiquer de la rivière d’Aude dans la Robinependant les ci’ues de cette îivière, et d’alimenter cette mêmeRobine. Sans la circonstance de l’élévation des eaux de l’Aude ,l’écluse de Moussoulens ne serait qu’une prise d’eau : c’est pourcela qu’on a mis de niveau les seuils de ses éperons. Il est aisé devoir que les deux destinations dont nous venons de pailer,doivent êtxe indépendantes l’une de l’autre, et qu’elles ne peu-vent être remplies par les empèlemens des portes; car chaquepassage de bai’que à l’écluse, fait baisser la retenue suivante dedeux à trois décimètres. Cette baisse se fait sentir dans les rete-nues subséquentes , et notamment dans celle de Narbonne , aux