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Tome I.
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DU CANAL DU MIDI .

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Pendant que M. Pin opérait sur les rigoles, il se débitait ausommet du Canal quatre trous à chaque versant , c’est-à-dire,820 litres par seconde, à cause de la déperdition des portes detête de la retenue du Médecin. Si l’on ajoute à ce débit le déchetdes filtrations et de l’évaporation dans la même retenue, quipouvait aller à huit litres par seconde, on verra que le volume,qui passait sur le débouché de la rigole de la plaine, était de828 litres, par seconde.

M. Pin observe que, le jour où il mesura la portée des rigoles,l’évaporation était presque nulle ; d’où il suit que la pertequ’éprouvait le volume d’eau, à mesure qu’il s’éloignait dessources, provenait uniquement des filtrations.

Pour mettre à profit les données qui résultent de ces faits,nous avons supposé que toutes les parties de la rigole de la mon-tagne étaient d’une égale perméabilité. Cette hypothèse permetde comparer le déchet des filtrations, depuis la prise d’Alzaujusqu’aux Thomases, à la perte que le volume d’eau, suivantles calculs de M. Pin, éprouvait dans l’intervalle compris entrele saut des Campmazes et la maçonnerie de Conquet . Le rap-port de ces deux volumes se trouve, en prenant, dans le chapitrexi, la longueur de la rigole de la montagne, et la distance de lamaçonnerie de Conquet au saut des Campmazes , puis divisantces deux quantités l’une par l’autre; une simple multiplicationfait connaître ensuite que le déchet des filtrations, depuis laprise d’Alzau jusqu’aux Thomases, est de 104 litres par seconde.Nous avons pris ce terme pour une des bases de notre éva-luation.

Les deux dernières observations de M. Pin donnent immé-diatement le déchet des filtrations dans la rigole de la plaine,depuis les Thomases jusqu’à Naurouse, et par analogie , depuisle pont Crouzet jusqu’aux Thomases. La consommation sur