Band 
Tome I.
Seite
276
JPEG-Download
 

HISTOIRE

276

Dans le Connecticut , par exemple , on fait entrer leausur le terrain, dès que latmosplière commence à séchaufferau printemps ; mais on ne ly laisse que vingt-quatre heures :alors on la retire pour quelques jours; puis, on ly fait rentrerpour vingt-quatre heures , et ainsi de suite, jusquà ce que laprairie soit propre à être fauchée.

Immédiatement après la fenaison, on administre leau de lamême manière, pour se procurer la seconde récolte; et aprèscelle-ci, 011 renouvelle lirrigation pour le regain en automne;mais cest toujours sur la récolte du printemps, quelle a le plusdinfluence.

En Egypte , dans les irrigations artificielles, on ne laisse leschamps sous leau, que pendant vingt-quatre heures.

Dans la même province de Connecticut , lirrigation sc faitdune autre manière. Les vastes prairies basses , situées dans levoisinage deaux courantes , sont inondées , un peu avantlhiver, jusquà une hauteur de 6 à 10 décimètres , en arrê-tant le cours dun ruisseau ; et on les laisse ainsi couvertes jus-quau printemps , afin de les tenir chaudement et les garajitirde la gelée. Ces terres produisent, lannée suivante, une quan-tité considérable de gros foin ; et, après la coupe, elles serventde pacage, jusquà la fin de lannée.

En Hollande, les prairies restent pendant tout lhiver sousles eaux des pluies.

Par une autre application de leau à la culture, M. HoytedOsbornby, dans le Lincolnshire, se seit de lirrigation entemps de gelée, dans la vue de détruire les joncs, et de les rem-placer par de la luzerne blanche.

Dans la Pensylvanie , on introduit ordinairement leau dansles prairies vers le milieu davril, et elle y séjourne environdeux mois; quelques jours après, la terre sétant séchée, on