HISTOIRE
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Dans le Connecticut , par exemple , on fait entrer l’eausur le terrain, dès que l’atmosplière commence à s’échaufferau printemps ; mais on ne l’y laisse que vingt-quatre heures :alors on la retire pour quelques jours; puis, on l’y fait rentrerpour vingt-quatre heures , et ainsi de suite, jusqu’à ce que laprairie soit propre à être fauchée.
Immédiatement après la fenaison, on administre l’eau de lamême manière, pour se procurer la seconde récolte; et aprèscelle-ci, 011 renouvelle l’irrigation pour le regain en automne;mais c’est toujours sur la récolte du printemps, qu’elle a le plusd’influence.
En Egypte , dans les irrigations artificielles, on ne laisse leschamps sous l’eau, que pendant vingt-quatre heures.
Dans la même province de Connecticut , l’irrigation sc faitd’une autre manière. Les vastes prairies basses , situées dans levoisinage d’eaux courantes , sont inondées , un peu avantl’hiver, jusqu’à une hauteur de 6 à 10 décimètres , en arrê-tant le cours d’un ruisseau ; et on les laisse ainsi couvertes jus-qu’au printemps , afin de les tenir chaudement et les garajitirde la gelée. Ces terres produisent, l’année suivante, une quan-tité considérable de gros foin ; et, après la coupe, elles serventde pacage, jusqu’à la fin de l’année.
En Hollande, les prairies restent pendant tout l’hiver sousles eaux des pluies.
Par une autre application de l’eau à la culture, M. Hoyted’Osbornby, dans le Lincolnshire, se sei’t de l’irrigation entemps de gelée, dans la vue de détruire les joncs, et de les rem-placer par de la luzerne blanche.
Dans la Pensylvanie , on introduit ordinairement l’eau dansles prairies vers le milieu d’avril, et elle y séjourne environdeux mois; quelques jours après, la terre s’étant séchée, on