HISTOIRE
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» la terre , qui leur rend à usure le fruit de leur travail , en» produisant grande quantité de vins , grains , légumes et pâtu-» rages , de quoi non-seulement ils vivent à leur aise , mais en» peuvent entretenir le trafic et commerce avec nos voisins et» pays lointains, et tirer d’eux or et argent, et tout ce qu’ils» ont de plus d’abondant que nous, propre et commun à l’usage» de l’homme ; ce que nous considérant , nous avons estimé» nécessaire de donner moyen à nosdits sujets de pouvoir aug-» menter ce trésor , joint que , sans ce labour, infinis pauvres» gens détruits par le malheur des guerres , dont la plupart» sont contraints mendier, peuvent travailler et gagner leur
» vie , et peu à peu se remettre et relever de misère_Sachant
» bien qu’en plusieurs nos provinces et pays, même le long des» mers , de l’un et de l’autre côté des grosses et petites rivières ,» et autres endroits de notre royaume, il y a. grande quantité» de palus ou marais inondés et entrepris d’eau , et pres-» qu’inutiles et de peu de profit , qui tiennent beaucoup de» pays comme déserts et inhabités , et incommodent les liabi-» tans voisins, tant à cause de leurs vapeurs et exhalaisons, que» de ce qu’ils rendent les passages fort difficiles et dangereux ,» lesquels palus et marais étant desséchés , serviront partie en» labours , et partie en prairies et pâturages , aussi en réparant» les chaussées qui ont été autrefois navigables , en faisant de» nouveaux ès endroits où il est requis, les chemins et passages» en seront abrégés , la navigation se gagnera , et en provien-» dront plusieurs autres profits et commodités pour le public.... ».
Nous avons déjà dit, dans le chapitre premier , que lesétrangers auxquels Henri iv , à défaut d’hommes capables enFrance , avait confié l’exécution de ses projets, éprouvèrenttant de contradictions , qu’ils ne purent commencer leursentreprises.