Sg6 HISTOIRE
tuent des assises plus ou moins épaisses , et dont la direction estexactement parallèle à celle de la chaîne.
Les roches secondaires, médiocres en hauteur , en volume ,en étendue, dans la partie septentrionale, offrent du côté dumidi des masses étonnantes par leur grandeur ; elles sont le pro-duit de cette formation de calcaire, postérieure à l’existence desêtres organisés.
Ramond a reconnu , entre les roches primitives et les rochessecondaires, des roches de transition , où se rencontrent les plusanciens restes d’êtres organiques.
On trouve encore dans les Pyrénées des restes de quelques-unes de ces formations secondaires , que la nature présente engrandes masses dans d’autres contrées. On a trouvé du gypsestrié près de la vallée d’Ossau, sur une des plus hautes montagnesde la chaîne. On a des fontaines salantes à son pied, notam-ment dans la partie occidentale. Quelques couches de combusti-bles minéraux, qui restent encore dans le pays de Foix et dansle Béarn, attestent l’ancienne existence de la formation deshouilles dans les Pyrénées .
Les divers terrains secondaires dont nous venons de parler ,sont eux-mêmes recouverts en partie par les terrains de trans-port.
Les Pyrénées recèlent un trés-gi’and nombre de filons, decouches et même des masses de substances métalliques. On ycomptait, en 1785, plus de 4,00 mines ou gîtes de minerai;presque toutes ces exploitations sont abandonnées, à l’excep-tion de celles de fer; on avait en outre , quatre sources salantes,treize marbrières, etc.
Les mêmes montagnes possèdent , dans presque toute leurétendue, des eaux thermales, dont l’efficacité, pour la guérisondes blessures, est bien constatée. Les plus renommées sont celles