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Tome I.
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DU CANAL DU MI D I. 4 i3

Narbonne eut, dans le dix-septième siècle, le savant Bonrquet,évêque de Montpellier, M. de Massiac , chevalier de l’ordre deSaint-Louis, qui nous a laissé des Mémoires militaires estimés,et M. de Niquet, habile ingénieur, trop peu connu, parce qu’ilétait contemporain de Vauban .

Le dix-huitième siècle y a produit le célèbre Mondonville, rivalde Lully, et M. Barthès le père, recommandable par lui-même,et dont le nom reçoit un nouvel éclat de son fils, médecin,un des hommes les plus étonnans par son génie et sa profondeérudition.

L’archevêque de Narbonne avait le titre de primat des Gaules,et était président-né des Etats de Languedoc.

La partie du Canal , entre le Somail et Béziers , ainsi que lesplaines adjacentes, demandent à être examinées avec soin, parceux qui veulent étudier le tracé du Canal du Midi , et les tra-vaux relatifs au dessèchement de terrains. En perçant la mon-tagne de Malpas, on a tranché, sans la résoudre , la difficultéque présentait la construction du Canal à ce point. L’étang deCapes tang, qu’on l’encontre à la droite du Canal, avant d’ar-river au Malpas, offre un exemple de la manière dont on peutrendre un terrain inondé, propre à la culture , en y produisantdes atterrissemens ; et l’étang de Montady , au nord de la mêmemontagne, fait voir comment on est parvenu à dégager un terraindes eaux qui le couvraient, en le coupant, en tout sens , pardes fossés d’écoulement.

Le bateau de poste venant de Toulouse , arrive le quatrièmejour, vers midi, à la vue de Béziers ; il s’arrête en -haut del’écluse de Fonserane, et ne repart que le lendemain. Le cheminqu’on est obligé de faire, pour se rendre de cette écluse à Béziers ,et de-là au Canal d’Agde , est assez considérable. On partpour Agde à deux heures de l’après-midi, dans un bateau qui