Band 
Tome premier.
Seite
74
JPEG-Download
 

74 ASTRONOMIE, Liv. II.

marchant d’un bon pas , íuivroit le soleil autour de la terre,ôcarriveroit en même temps au point équinoctial , c’est-à-dire , qu’en z 65 jours un homme feroit le tour de la terres’il marchoit fans interruption ; nous trouvons en effet au-jourd’hui que la terre a pooo lieues de circonférence ; oren 565 jours on en feroit 8760 à raison d’une lieue parheure : ainlì les Caldéens auroient eu une idée assez distinctede l’étendue de notre globe ; mais cette connoissance nedoit pas être plus ancienne que joo ans avant J. C.

Comètes. iyo. Les Caldéens connoissoient le mouvement desComètes ôc en prédisoient les retours, suivant Apollonius leMindien, cité par Séneque : ils les regardoient comme desplanètes dont la révolution se faisoit dans des orbites très-excentriques, ôc qui n’étoient visibles que dans la partie in-férieure de leurs orbites. Séneque, Pline, Plutarque ôc Sto»bée parlent très-clairement de ce système des Caldéens,( Sen. QilccJì. nat. L. f^II. Ch. y. Pline Liv. IL Sec. 2 J*Plut. Tom. II. p. 8f) j. Stobée Eclog. Pkif. Liv. I. p. <fj. )Je fuis persuadé avec M. Halley que ces connoissancesétoient fort incertaines 6c fort vagues, Séneque nous enfournit la preuve dans l’endroit cité : il y parle d’un autreAstronome nommé Epigenes qui difoit que les Caldéensn’avoient rien de certain fur les comètes , 6c qu’ils les re-gardoient comme des météores allumés par l’effort de quel-que tourbillon d’air violemment agité. Au reste, ces contra-dictions ne doivent pas nous surprendre : il y avoit plusieursécoles chez les Caldéens : Pline en compte trois ( Liv. KI.ch. 26. ). On enseignoit différons systèmes dans toutes cesécoles, suivant Strabon ( Liv. XFI. ). Bailleurs , il y aeu dans la science des Caldéens différentes époques : jeparle ici des temps qui ont précédé l’Ere de Nabonassar,plus de 700 ans avant J. C. ôc je ne vois rien de certain , nimême de probable dans le savoir des Caldéens,si ce n’est uneconnoissance approchée des périodes du soleil ôc de la lune.

I 7 I • Pour démontrer que f Astronomie des Caldéensse réduisoit à très-peu de chose, je ne voudrois d’autrepreuve que le sentiment de Bérose, qui croyois que la luneavoit deux côtés, l’un brillant ôc l’autre obscur: ensorte