8o ASTRONOMIE, Liv. II.
Scip. L. I. c. j p. ). « Les Egyptiens ont de'couvert par» leurs observations que le cercle décrit par le soleil, est» environné par le cercle que Mercure décrit, qui est infé--, rieur, 6c que le cercle de Vénus renferme celui-ci, étant*> plus élevé; de maniéré que ces deux astres, lorfqu’ils font*> à la partie supérieure de leurs cercles, font au-delà du fo-„ leil, 6c lorfqu’ils font à la partie inférieure , font plus près33 de nous que le soleil ».
Vitruve, ( Liv. IX. ch. 4. ) raconte encore plus claire-ment cette découverte du mouvement de Vénus 6c deMercure autour du soleil : « On le reconnoît, dit-il, par33 le moyen de Vénus qui fuit le soleil le soir, ou le précede-, le matin , fans jamais le quitter , quelque brillante quelle33 soit 33. Mais il ne paroît pas que cette belle remarque aitété faite plus de 400 ans avant J. C. lorsqu après une lon-gue fuite d’obfervations, un grand nombre de Génies fe fu-rent exercés à combiner 6c à étudier toutes les apparencesdu mouvement des planètes.
Eclipse prédite I 8 4 * On croit que les Egyptiens prédifoient des éclip-sé Thaïes. f es , à que d'après eux Thalès prédit celle qui sépara lesarmées des Lydiens 6c des Medes , 585 avant J. C. (Hé-rodote , L. I. n. 74. ). Mais la prédiction de Tbalès me pa-roît fort suspecte du merveilleux des anciennes histoires,
( Mém. Acad. ij$ 6 .p. 78. ). Le mot d’ éclipse ne s’y trouvemême pas, 6c Hérodote semble dire que Tbalès n avoit pré-dit que í’année où arriva ce phénomène.
Mouvement I 8 5 • O'est aux Egyptiens qu’on rapporte les premieresde la Terre, idées du mouvement de la terre, ou du système de Coper-nic, dont Philolaùs & Aristarque parièrent ensuite dans laGrece, ( Mém. de t Acad. des Irijcr. T. IX. p. 2. SCc. ), Ilseurent la premiere idée de la pluralité des mondes. Orphéela répandit parmi les Grecs. Proclus nous a conservé desvers, dans lesquels on voit que l’Auteur des Orphiquesmettoit des montagnes, des hommes 6c des villes bien bâ-ties dans la lune ( A" yye\. Plut. de plac. P kil. L. II. ch. 15.Eufeb. Prœp. Ev. L. XV. c. 30. Stob. L. I. Eclog. Phif'.Plato in Tim. L. IV.p. 2 8 3. Jamblic. de vita Pytag. c. 34. )JLe-s Pytagoriciens enseignèrent la même chose : or l’on sçait
qu’Orphée