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230* Rome, occupée de l’art militaire, donna très-peu dans les Sciences. Nous n’y voyons presque d’autreAstronome célébré que Ménélaiis , qui vivoit à Rome aucommencement du régné deTrajan, vers Fan de J. C. 97. IIdétermina les longitudes d’un grand nombre d’étoiles parle moyen des conjonctions de la lune : il en est parlé dansle septieme Livre de Ptolémée , chap. 3.
231* Ptolémée est le seul de tous les anciens Astro-nomes dont les ouvrages nous soient restés : c'est de luique nous sommes obligés Remprunter toutes les observa-tions anciennes , fur lesquelles est fondée la recherche desmoyens mouvemens ; & nous en parlerons cent fois dansle cours de notre Astronomie.
II est appellé dans les Anciens Claudius Ptolemœus Pe-lujienjìs , parce qu il étoit né à Péluse en Egypte. PlusieursAuteurs ont avancé , fans preuve, qu’il étoit de la familledes Rois d’Egypte. Nous ne rapporterons point le portraitdétaillé qu’on a fait de fa personne , d’après une anciennetradition conservée chez les Arabes , & retrouvée dansquelques-uns de leurs manuscrits : elle me paroît fans fon-dement. ( Foye\_ Gassendi dans la Fie de Peirefc ). Pto-lémée parle d’une éclipse de lune qu’il avoit observée laneuvieme année d’Hadrien , c’est-à-dire, l’an 123 de J. C.& il nous apprend ailleurs qu’il avoit fait la plupart de sesobservations fur les étoiles fixes, la seconde année du régnéd’Antonin le Pieux, c’est-à-dire, l’an 13 p de J. C .{L. IF.eh.*), SC L. FII. ch. 2. ). Ainsi nous voyons que les travauxde Ptolémée se rapportent principalement à l’intervalle detemps qu’il y eut entre les années 123 & 140.
232. Le grand Ouvrage de Ptolémée , auquel nousrenverrons si souvent, a pour titre en Grec, MeyaAn 2 uvra|í?,en Latin , Magna Conjtruclio , & il est divisé en treize Li-vres : ce fut vers l’an 827 , que cet Ouvrage fut traduit duGrec en Arabe par Alha\en ôc Sergius , fous les ordres deMaimon ou Almamon , qui régnoit à Baldach ; ils l’appel-lerent Almagejle , du mot M > qui signifie très-grand.Cette Version passe pour être moins défectueuse que lesautres par rapport aux nombres, ( Gesner, Bibliot, T. II,
FIII, Scaliger, Emend, Temp.pag. 394. )