Des Etoiles Nébuleuses, si-
Magellan , que les Hollandois & les Danois nomment lesNuées du Cap , parce que c’est en approchant du Détroitde Magellan ou du Cap de Bonne-Espérance, qu’on les adû remarquer pour la premiere fois ; elles ressemblent par-faitement à la voie labiée , ôt quelle que soit la cause de lablancheur de celle-ci, il est probable que c’est la même quepour les deux nuages de Magellan.
On remarque aussi dans la partie australe du ciel un es-pace de près de trois degrés d etendue en tout sens , quiparoît d’un noir foncé , il est dans la partie orientale de laCroix du sud ; mais cette apparence n’est causée que par lavivacité de la blancheur de la voie lactée qui renferme cetespace, & qui l’entoure de tous côtés. ( Ment. Ac. 17 34. ).
5 5 2 * On peut voir de plus grands détails fur les Né-buleuses dans les Mémoires de l’Académie, années 1707,’
1731, 1734 Ôc 17 j54 dans les Transactions Philosophiquesde la Société Royale Londres, 1667, n". 25, 1676, n°. 123^
1716, n°. 347, & 1733 , n°. 428 ; dans le Mémoire de M.
Derham fur les nébuleuses. Voyez aussi l’Ouvrage d’Hévé- . d
lius intitulé, Aflronomiae Prodromus ; celui de Bouillaud y ; j c *-
qui a pour titre, Ismaëlis Biillialdi ad Afiro/iomos Monita , j
duo , prirnum de Jlellâ Ceti , alterum de Nebulosâ in An~ 1 j f
dromedce cinguli parte boreâ ante biennium iterùm ortâ t sj
1 666 \ ôt le second Volume des Mémoires présentés à l’A-
cadémie par divers Sçavans, pag. 137."
553. Les nébuleuses, proprement dites, paroissent Sur la cause 3 eêtre de petites portions de la voie lactée, répandues en dif- ces nébulofités.férens endroits du ciel. II est difficile de décider fi la voielactée elle-même, auffi-bien que les nébuleuses dont la lu-mière est vive fans être parsemée d’étoiles, où l’on n’apper-qoit qu’une blancheur uniforme, même avec les plus gran-des lunettes, font cependant formées par de véritablesétoiles, situées fort près l’une de l’autre : c’est le sentimentde M. Caffini, ( Elem. déAstron. p. 78. ) ; mais M. de laCaille en paroît éloigné, ( Mém. Acad. 1734 , pag. 195. ).
M. de Mairan voyant quelque analogie entre la lumière zo-diacale ôc ces nébulofités, pense qu’on pourroit les attribuerà l’atmofphère de plusieurs étoiles ^ dont les unes fe voienç