De la Lumière Zodiacale. 22 j
la lumière zodiacale doit être plus élevée fur l’horison lematin que le soir au solstice d’hyver ; & cela est confirmépar le plus grand nombre des observations de la lumière zo-diacale. Enfin , il fuit de la même théorie que les plus gran-des largeurs apparentes de la lumière zodiacale doiventavoir lieu lorsque la terre est située à po° des noeuds del’é-quateur solaire, ou à 5* io° & 1 i S io° de longitude; parcequ’alors le cercle équatorial du soleil doit paroître pluslarge à l’œil qui est élevé de 7 0 -7 fur le plan de ce cercle ;cela est encore vérifié par les observations de la lumièrezodiacale. {Zoye^M. deMairan, pag. 223. êCsuiv.).
M. Euler , ( Mem. de Berlin, 174.6. pag. 239. ) convientavec M. de Mairan que l’atmosphere du soleil doit être très-applatie vers les pôles, & fort étendue autour del’équateursolaire, précisément comme M. Caíïìni ôt M. de Mairanreprésentent l’atmosphere solaire, dans laquelle ils placentla lumière zodiacale : ainsi, dit-il, il est extrêmement vrai-semblable que cette lumière zodiacale n’est autre chose quele phénomène offert par la vue,de l’atmosphere solaire fortétendue autour de l’équateur.
La lumière zodiacale a une augmentation de densité enapprochant du soleil, qui répond assez bien à l’état où doitêtre l’atmosphere du soleil : quand elle commence à paroî-tre, ce n’est au premier coup-d’œil qu’une lueur blanchâtrepresque imperceptible , sort semblable à la voie lactée, uneclarté mal terminée qui se confond avec celle du crépus-cule naissant, peu élevée sur l’horison , & allant toujoursen se dégradant jusqu’à une sorte de pointe ou de sommet,qu’o n y démêle quelquefois en forme de cône , de conoïdeou de fuseau, comme le doit paroître toute espece de sphé-roïde applati & lenticulaire, vu de profil ; elle monte en-suite peu-à-peu, elle devient plus visible , plus grande &plus claire, à mesure que le soleil s’approche de l’horison ;elle arrive enfin à un point de grandeur & de clarté , qu’onpeut appeller son maximum , après lequel elle diminue enapparence , s’efface de plus en plus, cédant à l’éclat d’unplus fort crépuscule & à la présence du soleil : cette aug-mentation de lumière, à mesure quelle s’éleve , prouve