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Tome premier.
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D u Mouvement éC des Inégalités du Soleil. 22?dans l’écliptique, & fi fa longitude vraie étoit toujours égaleà fa longitude moyenne ; au contraire vers le commence-ment d’Octobre , la longitude vraie est plus avancée de lamême quantité que n’est la longitude moyenne : cette iné-galité du soleil ou cette différence s’appelle Equation du Equation ducentre. Nous verrons bientôt comment Ptolémée parvint Ccntre *à la calculer pour tous les jours , & à connoître la loi & lamesure de cette équation. On appelle en général Equa-tion dans TAstronomie, la différence qu’il y a entre unequantité actuelle, & la valeur qu’auroit cette même quan-tité fi elle croiífoit toujours uniformément & fans aucuneinégalité. Nous en parlerons plus au long dans le VI e . Liv. C

'y 66 ' Hipparque 120 ans avant J. C. connoiífoit déjal’équation du soleil, mais il n y avoit pas long-temps qu’onen étoit instruit. Séneque nous apprend dans le VII e . Livrede ses Questions Naturelles, qu’au temps de Démocrite,

( 450 ans avant J. C. ), on n’avoit pas encore bien mesuréla durée de la révolution des cinq planètes. Eudoxe ôtPla-ton voyagèrent en Egypte ( 2 13 ), & en rapportèrent dansîa Grece quelques notions d'Astronomie, mais elles étoientencore assez imparfaites, puisque 500 ans après, Ptoléméedifoit ^dans son IX e . Livre ) qu’on n’avoit point eu avantlui une connoissance exacte des révolutions planétaires, ôcqu’il avoit réformé avec de longs travaux cette partie del’Astronomie.

Si les révolutions des planètes étoient peu connues, lesinégalités des mouvemens planétaires l’étoient encoremoins ; elles n’avoient point été remarquées par les Egyp-tiens ni par les Grecs avant Hipparque : Pythagore fuppo-soit dans tous ces mouvemens une parfaite égalité , commefuite essentielle de Tordre éternel & immuable de ces corpscélestes, ( Geminus inElem. Ajlron. ). Cependant la mé-thode que nous avons détaillée ( art. 562 ), dut servir à re-connoître ces inégalités aussi-tôt qu’on eût observé avecsoin la durée de leurs révolutions, & qu’on eût essayé d’ycomparer des observations intermédiaires : mais avant letemps d’Hipparque on n’avoit que très-peu observé les pla-nètes ? & Ton ne connoissoit qu’àpeu-près la durée de leurs

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