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Tome premier.
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3 3 5 ASTRONOMIE, Liv. IV.

trine ; quoi qu’il en soit, ce sera une occasion pour moi dedéplorer signorance & l’aveuglement du vulgaire qui s’effclaissé abuser si long-temps par de íì sottes prédictions , & defaire observer, comme jel’ai dit dans ma Préface, combienil étoit utile pour le Genre Humain de pénétrer & d’appro-fondir des Sciences qui ont feu enfin guérir les Hommesd’une si misérable imbécillité ôtd’une stupidité si flétrissante.

Ce n'est pas fans peine que l’esprit philosophique dissipaenfin ces erreurs ; on venoit encore quelquefois au com-mencement de ce siécle consulter sur savenirdes Astrono-mes de l’Académie ; & en 1705 AI. Lieutaud crut devoirmettre à la tête de la Connoijsance des Temps : « On ne» trouvera ici aucunes prédictions, parce que l’Académie--> n a jamais reconnu de solidité dans les régies que les An-» ciens ont données pour prévoir Favenir par les configu-ra rations des astres ». En lisant dans le Mercure de Franceune Lettre où je racontois la curiosité que le Grand-Sei-gneur eut l’année derniere de recevoir tous les Ouvragespubliés par les Astronomes de l’Académie , on remarqueraqu’il demandoit sur-tout les prédictions qui se faisoient surl’avenir par la science des astres ; peut-être 8a Hautesse nedesiroit nos Livres d’Astronomie , que pour y voir le fortde s Puissances qui sembloient alors acharnées à se détruire»

LIVRE V