Auteurs quiont écrit là-dessus.
L’Ecritureemploie souventdes expressionsfigurées.
360 ASTRONOMIE, Liv. V.
nous-mêmes quand nous disons le lever, le coucher , lemouvement, l’inégalité du soleil.
77 6- Les Ouvrages où l’on peut trouver une amplejustification là-defiùs , sont les íùivans : Kepler , de StellaMarti s , in Introd. Myfierium Cofimog. in notis ad cap. iEpitome Afiro/ioniiœ Coper. Lib. I. pag. 138. RoTHMANdans une Lettre qui se trouve parmi celles de Tycho, p agi130. Foscarìnus dans une Epître au Général des Carmes,imprimée en Italien en x 61 j, & en Latin en 1641,à Lyon.Hérigone dans le II. Livre de ses Théoriques. Lanjbergedans son Apologie contre Fromond , Théologien de Lou-vain , ôc contre Morin, imprimée à Middelbourgen 16335ôc même le P. Riccioli , T. II. p. 487.
Ce que ces Auteurs en ont dit, suffit pour faire voir lavérité des propositions suivantes, que je vais tâcher d’éta-blir à mon tour.
777 * Les passages de rEcriture-Sainte qui sont contrai-res au mouvement de la terre , ne doivent pas se prendredans le sens propre ôc littéral, & dans la rigueur des termes,mais dans le sens ordinaire du discours, suivant la maniérégénérale de raconter ôc de parler. II y a un grand nombred’autres passages de l’Ecriture où il est parlé d'Astronomieôc de Physique, dans lesquels il est évident qu on ne doitpas s’attacher à la lettre , comme quand le Prophète Roidit ; lellus fundatasuper maria, Ps. xxm : ou lorsque l’Ec-clésiaste dit : Terra in aternum fiat , ôcc. Dans les passagesde l’Ecriture où il est parlé du mouvement du soleil, on nevolt pas que les Ecrivains-Sacrés aient prétendu déciderla question physique , ôc établir ou proscrire un sentimentlà-dessus. Ces passages ne sont point des articles qui inté-*ressent, ou qui concernent la Religion ni le Dogme, ou quisoient mis dans la bouche du S. Esprit, mais seulement desaccessoiresindifférens dune narration historique.
778- Rien ne nous oblige de croire que par le don deprophétie les Auteurs-Sacrés aient été instruits des chosesprofanes ôc indifférentes à l’objet des Livres-Saints. LesSaints Peres ôc les Auteurs Ecclésiastiques , dont l’autoritépeut nous être opposée dans cette matière, n’ont eu aucune
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