De'la plus grande Equation. 45-y
fe trouve trop grande , on diminuera sexcentricité suppo-sée, & l’on recommencera le calcul ; cette méthode estplus suivie actuellement que celle dont se servit Keplerpour trouver l’excentricité de Mars ( 884 ).
9 3 $. Pour déterminer la plus grande équation des pla-nètes , on n’a pas toujours deux longitudes héliocentriquesobservées dans les moyennes distances , on ne sçauroitmême les avoir pour Mercure, mais on détermine la plusgrande équation ainsi que le lieu de l’aphélie , par la mé-thode qui sera expliquée , art. 956 < 45 Juiv. ; dans laquelleon ne suppose que trois observations , fans exiger qu ellessoient faites dans les moyennes distances & dans l’aphélie.
9 3 (j . M. Caílini en employant les passages de Mer- Equationcure fur le soleil observés en 1661 , 1690 ôc 1697 , trouve Mercure *la plus grande équation dans l’hypothèse de Kepler, de24O 3', & son excentricité o, 20878, en prenant sa moyennedistance pour unité , ( Llem. d AJlr. p. 6 11.).
Pour moi, ayant fait une pareille recherche a u moyendes passages de 1740 , 1743 & i?3Z, je n’ai trouvé que23O 27/ 5 1" pour la plus grande équation , ( Mém. Acad ,
1756. pag. 267. ) : cette différence prouve combien il estdifficile par les observations des passages de Mercure, des’assurer de cet élément ; elles font bien , à la vérité , lesplus exactes , mais elles ne font pas disposées fur des.pointsde l’orbite assez dissérens les uns des autres. D ailleurs lathéorie de Mercure est extrêmement difficile à établir,parce que les observations en font rares , que son orbite estfort excentrique , & son mouvement vu de la terre troplent : les Tables Rudolphines qui dans le dernier siécleétoient les meilleures; secartoient encore de ,4/ du lieuobservé , & celles de M. de la Kire de j', ( Mem. Acad.
1706. pag. 99. òC 101. ) ; ce qui fait une très-grande erreurpar rapport au soleil.
L’extrême différence qu’on trouvera ci-après ( 943 ) en-tre les résultats de M. Halley & de M. Caiíini, dont l’unfait la plus grande équation de 23" 42' 36" , & l’autre de24 0 1' 38", prouve la nécessité qu’ii y a d’observer encoreavec soin les plus grandes digressions de Mercure, pour