'5-o ASTRONOMIE, Liv. VII.
le même effet ; M. d’Alembert remarque dans fa théorie dela lun e,pag. 97, que les quantités qui proviennent de l’équa-tion du nœud & de celle de l’inclinaison, se détruisent mu-tuellement, à-l’exception d’une équation de 23 secondesqui a le même argument * que la variation de la lune.
I 177* Le calcul de l’Attraction a fait voir beaucoupd’autres inégalités sensibles dans les latitudes de la lune,mais elles font assez petites pour qu on puisse les négliger,fans faire fur la latitude de la lune des erreurs de plus d’uneminute & demie ; ainsi nous les négligerons , ne regardant
Í >as jusqu’ici comme considérable Terreur d’une minute fura latitude de la lune.
DE LA PÉRIODE CHALDÉENNE
DE DEUX CENTS VINGT-TROlS LUNAISONS.
1178. Nous avons dit, ( 1107 ) que les plus anciensAstronomes, long-temps avant Hipparque, avoient apperçule retour constant des éclipses au bout de 223 mois lunaires^ou de x 8 ans & dix jours. Pline le Naturaliste dit aussi qu’ilest certain que les éclipses retournent dans le même ordredans l’efpace de 223 mois, ( L. IL cap. 13. ). C’est pourrquoi M. Halley appelle cette période la Periode de Pline ,(P hilof.PranJ . 1692. n°. 194. Acla Erudit, 1 692.p. 529.).
1179. Les éclipses ne pouvoient revenir dans le mê-me ordre malgré les inégalités de la lune , à moins que cesinégalités n’euffent aussi la même période , d’où M. Halleyconclut que les inégalités ôc les erreurs des Tables , quoi-qu’imparfaitement connues de son temps, dévoient cepen-dant revenir les mêmes au bout de 223 lunaisons, en fortequ’une erreur observée devoir suffire pour annoncer cellequi auroit lieu 18 ans après, malgré Timperfection des Ta-bles de la Lune.
Il8o. C’est cette période que M. Halley appelle aussiSaros , ou Période Chaldaïque ; il est vrai que le Saros
* On appelle Argument d’une Equation , la quantité ou l’angle dont elle dé-pend , & qui en régie la mesure ; ainsî l’anomalie moyenne est l’argument dqinéquation du centre , la distance au nœud est I’arguraent de la latitude.